Pauline Marois en conférence de presse à Notre-Dame-du-Portage, samedi.

Marois demande à David d'épargner le PQ

Pauline Marois a lancé un appel à Françoise David de Québec solidaire (QS) samedi pour qu'elle cesse de s'attaquer au Parti québécois.
Puisqu'elle se décrit comme souverainiste et progressiste, la coporte-parole de Québec solidaire devrait épargner le PQ qui est animé des mêmes valeurs, a soutenu Mme Marois en conférence de presse à Notre-Dame-du-Portage, dans le Bas-Saint-Laurent.
En cherchant à discréditer le PQ sur toutes les tribunes, la candidate solidaire de Gouin accentue le risque d'une victoire libérale, a fait valoir la chef péquiste.
Mme Marois, qui aime présenter sa formation comme «le parti des régions», a effectué au 18e jour de la campagne une première visite hors des grands centres urbains et des territoires limitrophes. Elle a révélé qu'elle n'entendait pas se rendre dans toutes les régions d'ici la fin du périple électoral, laissant à ses ministres le soin de sillonner le Québec en son nom.
Entourée d'un groupe de candidats de la région, la leader du Parti québécois a promis de poursuivre le déploiement du plan de 675 millions $ sur trois ans annoncé l'automne dernier - dans le cadre du Rendez-vous national de la forêt québécoise - pour soutenir le secteur forestier.
Sur un autre registre, le camp péquiste a demandé au Directeur général des élections (DGE) de se pencher sur le flot de demandeurs qui tentent d'obtenir le droit de vote aux élections du 7 avril.
Selon le quotidien Le Devoir, des directeurs de scrutin de la région de Montréal sont préoccupés par l'afflux inhabituel de requérants, un phénomène qui serait observé dans plusieurs circonscriptions de la métropole.
Par exemple, dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, au centre-ville de Montréal, plus de la moitié des personnes qui se présentent depuis lundi dernier pour obtenir le droit de voter pour la première fois sont soit allophones, soit anglophones. Or, la circonscription est francophone à 76%.
Selon Mme Marois, la situation soulève des questions «très sérieuses» et mérite un examen du DGE.