Mariage sanglant: la juge accepte la peine de 9 ans

Celui qui a transformé une belle soirée de mariage en cauchemar, à Gatineau, en août 2012, restera en prison jusqu'en 2021, a tranché la juge Rosemarie Millar, mercredi.
La magistrate a accepté la suggestion commune de la Couronne et de la défense dans le dossier de Jorge Sanchez Mejias. Ce Cubain de 49 ans s'est jeté sur sa conjointe, lui assénant des coups de tesson de bouteille au milieu des convives, et devant la mariée.
Cette dernière était déjà en train de réconforter la victime lors de l'attaque. Sanchez avait, une première fois, porté des coups à la dame.
Épris de rage, il a annoncé à des convives que son histoire se retrouverait dans les journaux, qu'il allait trancher la gorge de sa conjointe, et l'enterrer.
Des participants à la fête ont momentanément calmé le jeu, mais Jorge Sanchez Mejias a surgi à nouveau, par-derrière, et frappé sa conjointe à coups de verre cassé.
La pauvre victime a subi des blessures graves à la bouche, à l'omoplate, et à un sein. Elle a reçu une centaine de points de suture, subi des opérations à la mâchoire et vie aujourd'hui avec un choc post-traumatique.
Les faits se sont produits le 25 août 2012, dans un chapiteau monté sur les terrains du Château Cartier, dans le secteur Aylmer.
La juge a rappelé les propos des témoins de cette agression lors de laquelle «une belle soirée vire au cauchemar, au carnage».
Selon le procureur de la Couronne, Sylvain Petitclerc, la sentence aurait pu être plus lourde si la victime avait témoigné. Il semble que la femme était déjà sous l'emprise de la violence de son conjoint avant cette tentative de meurtre. L'historique de violence peut, dans certains cas, être déposé à la cour en tant que facteur aggravant.
L'accusé n'a pas fait part de ses remords, ce qu'a noté le tribunal.
La peine de neuf ans est, de l'avis de la cour, dans l'éventail des peines imposées dans ce type d'agression. Jorge Sanchez Mejias risque l'extradition vers son pays d'origine à la fin de sa peine.