Le président des États-Unis, Donald Trump, recontrait le nouveau président français, Emmanuel Macron, à Bruxelles jeudi matin avant son premier sommet des leaders de l'OTAN.

L'OTAN s'impliquera à distance dans la lutte contre l'ÉI

L'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord rejoindra les rangs de la coalition internationale qui lutte contre Daech (le groupe armé État islamique), mais elle ne participera pas directement aux combats contre les djihadistes, a fait savoir jeudi le secrétaire général Jens Stoltenberg.
Cette annonce est survenue au moment où le nouveau président américain Donald Trump participait pour la première fois à un sommet des leaders de l'OTAN.
M. Stoltenberg a déclaré que la participation de l'Alliance à la coalition anti-Daech menée par les États-Unis «enverra un message politique fort de la détermination de l'OTAN à combattre le terrorisme, en plus d'améliorer notre coordination au sein de la coalition».
Il a ensuite précisé que «cela ne veut pas dire que l'OTAN participera aux opérations de combat».
Les 28 membres de l'OTAN, dont le Canada, sont des participants individuels à la coalition assemblée contre Daech, et qui rassemble 68 pays. Certains, comme la France et l'Allemagne, craignent toutefois qu'une participation officielle de l'OTAN à cette coalition ne vienne compliquer la prise de décisions ou froisser les pays du Moyen-Orient qui en sont membres.
L'OTAN créera une unité du renseignement contre-terroriste pour améliorer le partage d'informations, en partie après que M. Trump eut demandé plus d'efforts dans la lutte au terrorisme. Cette unité se concentrera entre autres sur les combattants étrangers qui quittent l'Europe pour aller s'entraîner ou combattre en Irak et en Syrie.
À ce sujet, le premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré jeudi qu'il est important pour l'OTAN et ses partenaires de partager l'information. Il a dit aux journalistes que le passé démontre que «la collaboration et la coopération entre alliés, amis et partenaires a sauvé des vies et assuré la sécurité de tous nos citoyens».
La police de Manchester aurait décidé de ne plus partager de renseignements avec les États-Unis, après la publication par le New York Times de photos provenant de l'enquête sur l'attentat de lundi. On reproche aussi au président Trump d'avoir partagé avec la Russie des renseignements délicats fournis par Israël.