Lost Soul, d'Anik Jean ***

Entre désirs et désillusions, entre veuve noire (Little Walk) et amante désillusionnée (Never Enough), Lost Soul balance, gorgé de cordes et de pianos entêtants (voire troublants par moments), de guitares et batterie faisant vibrer les basses (et les tympans), de ballades au romantisme tourmenté (quoique lancinant dans le cas de Shiver, de loin le titre le moins réussi) et d'une pièce au rock nettement plus impulsif (Change My Mind).
Lost Soul est aussi hanté par la voix d'Anik Jean. Le cinquième album de l'auteure-compositrice-interprète, qui doit servir de trame sonore à son projet de long métrage, s'avère très cinématographique. À l'image de l'extrait Closer, d'ailleurs, qu'elle livre en duo avec Richard D'Anjou (Too Many Cooks).
Sur cet album en anglais, Anik Jean se (et nous) fait plaisir en renouant notamment avec l'essence d'Amour absinthe (Le Trashy Saloon, 2005) et revisite Oh mon chéri et Hurt (Le ciel saigne le martyre, 2008).