La présidente de la FIQ, Régine Laurent 

L'expertise en dons d'organes maintenue

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) fait marche arrière et annule l'abolition de deux postes d'infirmière responsable du programme du don d'organes en Outaouais, annonce la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FiQ).
De passage à Gatineau, la présidente de la FiQ, Régine Laurent, s'est réjouie de cette victoire pour son syndicat. En février, la FiQ avait décrié l'abolition de ces postes et affirmait craindre que des décès évitables surviennent dans la région après la perte de ces infirmières.
«Je pense que c'est la mobilisation (qui a fait reculer le CISSSO), a lancé Mme Laurent en conférence de presse. Pour eux, je ne crois pas que c'était le nombre de postes perdus qui posait problème, mais surtout la perte d'expertise.»
Selon la FiQ, l'expertise acquise par ces deux infirmières de l'Outaouais en matière de dons d'organes et de tissus est reconnue à travers le Québec. Ces deux travailleuses de la santé ont pu reprendre leurs fonctions le 21 septembre, ajoute la co-porte-parole de la FiQ en Outaouais, Lyne Plante.
Statut particulier maintenu
En conférence de presse, Régine Laurent a également félicité les membres de la FiQ de la région pour leur mobilisation autour du statut particulier en santé en Outaouais. La présidente de la FiQ estime qu'il était menacé dans le cadre des négociations collectives actuelles, mais que le ministère de la Santé a fait marche arrière.
Mme Laurent soutient que dans un courriel, un sous-ministre du ministère de la Santé évoquait la possibilité d'inclure le statut particulier dans les négociations collectives des travailleurs de la santé en Outaouais. La présidente de la FiQ rappelle que le statut particulier est un ajout aux conditions de travail en Outaouais pour éviter une fuite des travailleurs vers l'Ontario.
«Je pense que ce serait la pire chose à faire d'enlever le statut particulier. On retournerait à ce que j'ai vu il y a 15 ans en Outaouais: un personnel traverse de l'autre côté de la rivière, de plus en plus de temps supplémentaire, de plus en plus de recours aux agences privées et de plus en plus de gens qui vont se faire soigner en Ontario.»
Régine Laurent soutient avoir reçu l'assurance du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, que le statut particulier serait maintenu tel qu'il l'est actuellement pour la durée de la prochaine convention collective.