Loin de Las Vegas, Véronic DiCaire montera sur la scène d'un autre casino, celui du Lac-Leamy à Gatineau.

Les voix de Véronic DiCaire changent de casino

Elle est La voix des autres : depuis que Véronic DiCaire a mis son talent, son corps et ses cordes vocales asymétriques à profit pour imiter les Céline Dion, Pink, Valérie Carpentier et Isabelle Boulay de ce monde, sa carrière a pris une toute nouvelle dimension, ici comme en Europe et à Las Vegas, où elle tient l'affiche à l'hôtel Bally's depuis juin dernier.
Cinq ans après sa dernière tournée au Québec, la Franco-Ontarienne rentre au bercail et foulera les planches devant des salles combles quatre fois plutôt qu'une, au Théâtre du Casino du Lac-Leamy, à compter de demain.
Ce spectacle, s'il compte « quelques valeurs sûres des spectacles français et américain », n'en demeure pas moins composé « à 75 % de matériel inédit », tient d'entrée de jeu à préciser celle qui, en près de deux heures de performance, ne quitte jamais la scène. L'autre 25 %, ce sont donc « des moments de répit, ceux pendant lesquels je n'ai pas autant besoin de penser à mes voix, parce que je me sens vraiment en contrôle ».
« En fait, quand on eu l'idée de cette tournée au Québec, je me suis dit qu'on allait bâtir le spectacle en deux temps, trois mouvements. Puis, on s'est mis à avoir toutes sortes de bons flashes, côté nouvelles voix ou nouveaux numéros. Si bien qu'on a fini par monter quelque chose de passablement différent de ce qu'on présente en France et à Vegas », ajoute-t-elle fièrement.
Avec l'aide de la metteure en scène Josée Fortier et de la chorégraphe Geneviève Dorion-Coupal, entre autres, Véronic DiCaire a revu et corrigé certains numéros, en a créé d'autres, en plus d'ajouter des voix québécoises à son répertoire (dont celles de Brigitte Boisjoli et Étienne Cousineau).
« Je n'avais pas envie de revenir devant mon premier public comme un petit chien savant qui se contente de montrer tout ce qu'il sait faire, soutient la trentenaire. Je voulais plutôt capitaliser sur tout ce que j'ai appris, sur l'expérience et l'assurance acquises au cours des dernières années, pour en mettre plein la vue et les oreilles aux gens. »
Ici, elle s'amuse à comparer les palmarès français, américain et québécois dans les années 1980. Là, elle parodie quelques chansons comme elle le fait en France. Ou encore puise la forme d'un numéro européen (l'animation d'une cérémonie de remise de prix) et le fond d'un autre aux États-Unis (les reines de la pop d'aujourd'hui) pour mettre en scène Madonna, Rihanna, Katy Perry et consorts.
Avec ses Voicettes
Comme pour son spectacle à Las Vegas, l'imitatrice sera entourée de danseuses sur scène pour certains tableaux.
« Les filles nous ont suppliés de pouvoir venir en tournée avec nous au Québec ! raconte Véronic DiCaire en riant. Il fallait toutefois qu'on s'assure que c'était possible, côté visas, entre autres. »
Quatre des six Voicettes américaines ont ainsi fait le voyage. Trois danseuses québécoises se sont ensuite greffées à ce quatuor. « Ce sont elles qui ont travaillé le plus fort pour apprendre les chorégraphies ! »
Véronic DiCaire sera également de retour dans la région, cette fois à la Maison de la culture de Gatineau, le 30 mars. Cette supplémentaire affiche toutefois elle aussi complet.
Il s'agira de sa dernière prestation, avant de profiter de quelques semaines de repos et de reprendre le collier au Bally's, le 24 avril.
« Ça fera du bien d'avoir un peu de temps entre les deux spectacles, pour marquer la cassure et me permettre de me replonger dans le bon état d'esprit pour remonter sur scène et livrer mon show en anglais, ensuite. »