Philippe Couillard

Les syndicats de la fonction publique s'inquiètent

Les dirigeantes des trois syndicats de la fonction publique québécoise sont inquiètes de l'effet sur les services offerts au public des politiques que veut mettre de l'avant le gouvernement de Philippe Couillard.
La présidente de la l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Carolle Dubé, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, et la présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Lucie Martineau, étaient de passage à Gatineau, hier, pour exprimer leurs craintes. À leur avis, l'intention du gouvernement de réduire ses dépenses de 1,3 milliard$ et de revoir l'ensemble de ses programmes est inquiétante.
Reprenant le slogan du Parti libéral du Québec lors de la dernière campagne électorale, Lucie Martineau a déclaré que le gouvernement du Québec doit se rendre compte que les «vraies affaires» sont les services offerts aux citoyens. «Ici dans la région, on a assisté à la fermeture de bureaux et la réduction d'heures d'ouverture de certains services gouvernementaux, à des retards dans le traitement de certains dossiers importants et une surcharge de travail pour les employés de l'État. Les services publics dont la population a besoin ont diminué au fil des ans», a déclaré Mme Martineau, soulignant que c'est pourtant le gouvernement libéral qui avait déclaré, en mars 2010, que les réductions de services avaient fait leur temps.
Les conventions collectives des employés du secteur public québécois doivent être renouvelées en mars 2015. Les trois syndicats, regroupés sous le Secrétariat intersyndical des services publics, se préparent donc dès maintenant en mobilisant leurs troupes pour parler d'une voix forte. «Ces négociations seront très importantes pour l'avenir des services publics. En Outaouais, il y a aussi l'enjeu de la rétention des fonctionnaires qui sont attirés par des salaires plus élevés par la fonction publique fédérale», fait remarquer Mme Chabot.
À ses yeux, les gouvernements font fausse route en considérant les services publics comme une dépense, alors qu'au contraire, ils enrichissent la société.