Les Shriners montrés du doigt

Des militants en faveur des droits des animaux dénoncent les conditions de vie des animaux du Cirque des Shriners qui s'est arrêté au Centre commercial St-Laurent, à Ottawa, en fin de semaine.
Des militants en faveur des droits des animaux dénoncent les conditions de vie des animaux du Cirque des Shriners qui s'est arrêté au Centre commercial St-Laurent, à Ottawa, en fin de semaine.
Michele Thorn, qui dénonce le traitement des bêtes de cirque, prend l'exemple des crochets, des bullhooks, utilisés pour contrôler les éléphants par la force.
« Cela se traduit par des douleurs, des traumatismes, des coupures et des abcès chez l'animal. Même si la peau de l'éléphant semble épaisse, elle demeure très sensible puisque l'animal peut même sentir les morsures d'insecte », mentionne-t-elle.
Selon l'activiste, les animaux du Cirque des Shriners manquent de soins vétérinaires, d'exercice, de nourriture de qualité et boivent de l'eau malpropre. Mme Thorn généralise sur le traitement des éléphants de cirques.
Tristesse et isolation
« Dans les cirques, dit Mme Thorn, tous les instincts des animaux sont sujets à discipline. Les éléphants, qui peuvent ressentir la joie et la peine, sont des bêtes qui ont une vie triste marquée par l'isolation. Un éléphant qui fait une erreur lors d'un spectacle se fait souvent battre. »
Tous les animaux sont, selon ses dires, enchaînés où gardés dans des cages lorsqu'il n'y a pas de spectacle et lors de leur transport à travers le continent.
« Les gens qui assistent à ces spectacles doivent être avertis de la situation », a affirmé la militante. Les Shriners, organisme qui parraine un hôpital pour enfants au Canada — situé à Montréal — et plusieurs autres aux États-Unis, au Mexique et au Panama n'avait toujours pas retourné les appels du Droit, hier.
Dans le site Internet des Shriners, il est mentionné que « le cirque annuel des Shriners propose une expérience amusante et familiale de qualité pour aider une bonne cause, celle du travail des Shriners dans votre communauté ».
Mme Thorn réplique et jure que l'argent va aux coûts administratifs de l'organisme et non à l'hôpital pour enfants des Shriners.