L'auteur Jean-Louis Grosmaire.

Les racines outaouaises de Grosmaire

Au Salon du livre de l'Outaouais, dont il est l'invité d'honneur en cette journée d'ouverture, Jean-Louis Grosmaire accoste avec, sous le bras, le troisième volet de sa «saga comtoise», Il y a toujours du soleil sur la Grande Rivière. Une brique qui se veut «un hymne à majesté de la rivière des Outaouais» et «un hommage à cette région magnifique» qu'il explore autant avec ses cinq sens que de sa plume. Et dans laquelle le géographe-voyageur qu'il est ne demande qu'à... se perdre dans sa contemplation.
Par cette fresque historique, l'auteur ne cache avoir voulu montrer les richesses de cette région, pour contribuer à redonner à ses résidents un sentiment de fierté et d'appartenance. «L'Outaouais a longtemps été une région très pauvre, habitée par des gens très humbles, qui n'avaient ni le temps ni les moyens de la regarder d'un peu plus près. C'est aussi une région relativement jeune - les feux ont détruit la ville en grande partie - qui commence [tardivement] à prendre conscience de son identité», estime M. Grosmaire, né en Côte d'Ivoire, ayant grandi en Franche-Comté mais bien enraciné en Outaouais depuis plus de 35 ans.
Regrettant ouvertement le manque d'intérêt apparent des élus locaux pour la préservation du patrimoine bâti, il n'hésite pas à déplorer les méandres administratifs, voire certaines récentes maladresses municipales qui se sont soldées par des fiascos qu'il juge inadmissibles, comme les ruines de l'Église Saint-Paul d'Aylmer et l'écroulement d'un pan de mur de l'Hôtel Chez Henri. «C'est une région jeune, répète-t-il. Cette conscience du patrimoine viendra plus tard.»
Il espère d'ailleurs que le «devoir de mémoire» qui, en filigrane, a servi de moteur à l'écriture de son roman, servira cette cause.
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