Le chef progressiste-conservateur Tim Hudak, lors d'une conférence de presse, plus tôt cette semaine, dans la circonscription de Thornhill.

Les progressistes-conservateurs de l'Ontario en mode électoral

Il n'y a plus aucun doute: les progressistes-conservateurs de l'Ontario (PC) sont bel et bien en mode électoral.
Leur chef, Tim Hudak, a fait une visite éclair vendredi à Ottawa pour discuter de son plan pour créer un million d'emplois.
Tout en restant passablement flou sur les actions concrètes que son parti allait prendre, M. Hudak a martelé sa Sainte-Trinité de promesses: réductions de taxes, création et rétention de la main-d'oeuvre en province, ainsi que réduction des coûts énergétiques.
«Nous avons désespérément besoin d'un changement. C'est pour cette raison que je propose mon plan de créer un million d'emplois en province d'ici huit ans. On parle de bons emplois, pour la classe moyenne. Mon plan propose de réduire les taxes et la dette, d'assurer une meilleure gestion de l'industrie de l'énergie et travailler avec les collèges de la province pour encourager plus de gens à suivre des cours du secteur des métiers», a-t-il lancé, sans toutefois préciser ses démarches précises pour en arriver à ses objectifs.
Selon Statistique Canada, ce sont un peu moins de 600000 personnes qui recherchent du boulot en Ontario, contrairement au million que M. Hudak avance. La formule utilisée par le PC pour en arriver à leur total tiendrait compte des Ontariens qui sont sans emploi, mais qui ont abandonné toutes démarches afin de retourner sur le marché du travail. La plus récente Enquête sur la population active de Statistique Canada, publiée le 10 janvier dernier, ne tient pas compte de cette réalité.
Au chapitre de la création d'emploi, le chef du PC est resté plutôt vague dans ses explications. Toutefois, l'exode des jeunes vers d'autres provinces doit arrêter, croit-il.
«Il faut que les jeunes aient un endroit pour travailler. Le défi est que les étudiants étudient dans nos collèges, mais ils quittent pour l'Alberta ou la Colombie-Britannique pour trouver un emploi. [...] [Notre plan d'un million d'emplois] est ambitieux, mais il est réalisable.»
M. Hudak et sa première lieutenante, la députée de Nepean-Carleton Lisa McLeod, parcourent la province depuis une semaine afin de faire passer leur message. Les progressistes-conservateurs ne cachent même pas le fait qu'ils préparent leurs élections.
«Nous nous attentons à une élection dans trois mois. Nous sommes prêts», a noté Mme McLeod, empruntant un vieux slogan du Parti libéral du Québec de l'époque de Jean Charest.
Par ailleurs, la critique aux Affaires francophones pour le PC s'est dite consciente que le site Internet du parti est uniquement en anglais.
«Nous travaillons à le traduire, a-t-elle assuré. Mais, il faut comprendre que dans l'opposition, nous n'avons pas les mêmes ressources que le parti au pouvoir, ce qui peut rendre la tâche difficile. Néanmoins, nous prévoyons le traduire à temps pour les élections.»