Tricia Boisvert

Les proches de Tricia Boisvert pleurent de joie

«Je veux savoir pourquoi il a fait ça à une amie comme elle.»
L'explosion de joie chez les proches de Tricia Boisvert se mélangeait aux questions encore trop nombreuses, lundi.
La nouvelle de l'arrestation de son présumé meurtrier, Philippe Steele-Morin, s'est répandue comme une traînée de poudre, en fin d'après-midi.
«Nous pleurons de joie», a lancé, très émue, la meilleure amie de la victime, Mona Daoud. «J'ai hâte de le voir, face à face. J'assisterai au procès s'il y en a un. C'est certain.» La famille et les amis de la victime reconnaissaient chez elle un rire contagieux et une personnalité douce.
Mme Daoud se demande pourquoi l'homme de 30 ans a pu s'en prendre ainsi à Tricia Boisvert. Les deux se connaissaient depuis huit ans, affirme-t-elle. «Ils étaient amis, et il n'y avait pas de conflit entre eux, à ce que je sache.»
Il est fort possible que Philippe Steele-Morin se soit caché à plus d'un endroit, pendant sa cavale.
«Il connaît beaucoup gens, des crackheads, des gens qui fréquentent le monde criminel. C'est certain qu'il a souvent changé d'adresse», selon Mme Daoud.
En janvier dernier, la police d'Ottawa avait suivi la conjointe du suspect jusqu'à un appartement de la rue Arlington, au centre-ville. Les agents ont défoncé la porte, mais n'ont pas pu mettre la main sur le suspect, absent.
«Ce que nous entendons depuis quelque temps, c'est que Philippe avait amassé beaucoup d'argent avant de disparaître. Il vendait de la drogue à Ottawa et à Gatineau», rajoute Mme Daoud.
Philippe Steele-Morin, père d'un enfant en bas âge, a perdu sa soeur, morte d'une surdose de drogue accidentelle, l'an dernier.