Philippe Couillard

Les péquistes doivent prendre l'exemple de l'Écosse, dit Couillard

Les péquistes qui veulent séparer le Québec du Canada devront s'en remettre à l'Écosse, un «exemple de clarté», selon Philippe Couillard.
L'Écosse tiendra en septembre un référendum sur l'indépendance avec une question toute simple, «L'Écosse devrait-elle être un pays indépendant?», convenue avec le gouvernement central britannique.
Prônant la clarté, le chef libéral a exigé du Parti québécois qu'il mette fin au «festival de confusion sans précédent» de «madame Marois au Pays des merveilles». Il soupçonne les péquistes de vouloir embrouiller les Québécois et de leur soumettre une question complexe comme en 1980 et en 1995.
«L'exemple du Royaume-Uni (dont fait partie l'Écosse) est très intéressant, a dit M. Couillard en conférence de presse jeudi dans une école d'entrepreneurs en Beauce. La question était claire: voulez-vous que l'Écosse devienne un pays indépendant?»
Puis il est allé plus loin en imposant le modèle écossais comme référence et en raillant la position péquiste.«C'est un exemple de clarté (l'Écosse) - et je ne fais pas allusion à la loi (fédérale) qui porte le même nom - par rapport à la confusion. (...) Le PQ maintient les Québécois dans un monde de merveille, madame Marois au Pays des merveilles: tout va bien aller, on va se séparer et on va continuer à se promener dans le Canada. (...) Sans confusion, sans le monde imaginaire, ils sont incapables de convaincre les Québécois de la validité de leur option.»
Selon lui, Pauline Marois n'en sait pas plus elle-même et navigue à vue. «Ce n'est pas sérieux, c'est de l'amateurisme. Qu'est-ce qui arrive avec la séparation? Elle ne le sait pas elle-même!»
Par contre, l'Écosse s'est entendue avec le gouvernement de Londres sur la tenue du référendum et a soumis sa question à une commission électorale, qui a fait ses recommandations, tandis que le Québec, sous les gouvernements péquistes de René Lévesque et Jacques Parizeau, a toujours défendu l'autorité seule du gouvernement du Québec dans la formulation de la question, soumise ensuite pour débat à l'Assemblée nationale.
Philippe Couillard a esquivé l'enjeu de la caution du gouvernement d'Ottawa et le mot qu'il aurait à dire sur la question, en vertu de la «Loi sur la clarté» adopté par le gouvernement Chrétien.
«J'ai toujours dit que l'avenir du Québec serait décidé au Québec par les Québécois», s'est contenté de répondre M.Couillard.
Par ailleurs, le Parti libéral a annoncé, jeudi, un train de mesures qui coûteraient 160 millions $ par année pour aider les petites et moyennes entreprises (PME).
Un gouvernement libéral exempterait notamment d'impôts le transfert d'entreprises et de fermes, pour faciliter la relève. À elle seule, cette exemption fiscale coûterait 103 millions $ par année.
S'il est élu, Philippe Couillard veut aussi le programme Créativité Québec, pour encourager l'innovation. Ce programme prévoirait des aides directes, des prêts et des participations pour des projets d'une valeur minimale de 2 millions $. Les coûts de Créativité Québec s'élèveraient à 44,5 millions $ par année.
Également, un crédit d'impôt pour l'exportation serait mis sur pied. Un crédit de 50 pour cent s'appliquerait sur les coûts de transport liés à l'exportation. Le coût total de cette mesure serait de 12 millions $ par année.