Certains maires demeurent encore sceptiques sur les avantages et inconvénients des différentes formules. C'est le cas notamment du premier magistrat de Thurso, Benoît Lauzon.

Les maires de Papineau veulent plus de soumissionnaires

La MRC Papineau lancera deux appels d'offres différents d'ici le mois de mai afin de favoriser la multiplication des soumissionnaires pour combler ses services professionnels en évaluation foncière.
La MRC Papineau fait affaire avec la firme Servitech depuis 1980 pour la gestion des rôles d'évaluation de ses 24 municipalités. Le contrat actuel, qui a coûté tout près de 4,8 millions de dollars lors de la signature en 2008, vient à échéance le 31 décembre prochain.
Les élus du territoire semblent encore divisés sur la formule à préconiser en vue du nouveau contrat de six ans qui doit être ratifié avant la fin de l'année, si bien que le sujet a été discuté pendant près de 40 minutes lors de la dernière séance du conseil des maires.
Servitech offre actuellement un service «clé en main». Toutefois, les magistrats espèrent obtenir davantage de soumissions en ouvrant la porte à la formule «hybride», laquelle mise sur la contribution d'une équipe d'employés de la MRC qui assurent une partie des responsabilités.
La chance à tous
«Nous avons décidé d'aller dans les deux sens et de donner la chance à tout le monde d'avoir des prix pour les deux systèmes. C'est pour six ans que nous choisissons. On a un peu frotté quand le contrat est sorti à 4,8 millions de dollars pour six ans la dernière fois et on veut éviter une situation semblable. Pour ça, il faut être sûr qu'on aura un ou deux soumissionnaires pour chaque système», a indiqué le maire de Mayo, Normand Vachon, lors de la séance du conseil.
Si la volonté d'obtenir plus d'une soumission et de meilleurs prix semble faire l'unanimité autour de la table, certains maires demeurent encore sceptiques sur les avantages et inconvénients des différentes formules. C'est le cas notamment du premier magistrat de Thurso, Benoît Lauzon.
«Je me pose de sérieuses questions dans ce dossier et je suis loin d'être convaincu de voter pour un système ou pour l'autre», a-t-il lancé. «Est-ce que nous réglons des problèmes en allant vers l'hybride ou la clé en main? Qui va payer tantôt? Il faut vraiment être éclairé dans ce dossier et aujourd'hui, je ne le suis pas. Je suis assis sur une clôture et je ne sais pas de quel bord tomber.»
Le choix du soumissionnaire devrait être fait au cours de la séance du conseil de juin lorsque le comité d'évaluation aura rendu son rapport de recommandations à la suite du processus d'appel d'offres.