La première ministre l'Ontario, Kathleen Wynne

Les libéraux ontariens prennent leurs distances de McGuinty

Invités à commenter de nouvelles allégations compromettantes dans le dossier de l'annulation de deux centrales électriques, les députés libéraux provinciaux de la région d'Ottawa se sont montrés prudents vendredi.
« Les allégations font suite à une enquête de la Police provinciale de l'Ontario (PPO). J'estime qu'il serait inapproprié pour moi de commenter le dossier. Laissons les policiers faire leur travail », a fait valoir Madeleine Meilleur, députée d'Ottawa-Vanier nouvellement nommée Procureure générale de l'Ontario.
Même son de cloche du côté de Bob Chiarelli, ministre de l'Énergie, lorsque questionné sur l'impact de telles allégations sur le Parti libéral à quelques semaines de déclenchement de possibles élections.
« Lorsque nous avons présenté notre dernier budget, il y avait eu des spéculations quant à une élection. Il y avait une enquête à l'époque et celle-ci se poursuit toujours. Au bout du compte, les citoyens décideront », s'est impatienté le député d'Ottawa-Ouest-Nepean.
Possible abus de confiance
Selon des documents judiciaires récemment dévoilés, le chef de cabinet de l'ex-premier ministre Dalton McGuinty aurait commis un abus de confiance dans la foulée du scandale entourant deux projets annulés de centrales électriques au gaz naturel. La Police provinciale de l'Ontario soupçonne David Livingston d'avoir permis à un consultant en informatique externe d'effacer le contenu des disques durs 24 ordinateurs après que l'ancien chef libéral eût démissionné.
Jeudi, la première ministre Kathleen Wynne a qualifié les plus récentes allégations de « très dérangeantes ».
« Ce n'est pas comme cela qu'un gouvernement devrait fonctionner, ce n'est pas comme ça qu'un bureau de premier ministre devrait fonctionner et ce n'est pas comme ça que mon bureau fonctionne, a-t-elle martelé.
Vendredi, le ministre de l'Énergie, Bob Chiarelli est venue à la défense de sa chef lorsque pressé par des journalistes. Il a aussi fait fi des attaques du chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Tim Hudak.
« Tout ceci s'est produit avant qu'elle occupe le poste de première ministre. Elle a clarifié cela. [Tim Hudak] essaie simplement de tirer profit de la situation et il n'accepte pas les faits comme ils sont présentés. Comme à l'habitude, il tente de les embellir. »
Avec La Presse Canadienne