Contrairement à ce qu'a affirmé la sénatrice franco-manitobaine Maria Chaput devant le CRTC la semaine dernière, Radio-Canada soutient que ses journalistes envoyés dans les communautés francophones à l'extérieur du Québec sont assez bien outillés.

Les jeunes reporters sont bien outillés, dit la SRC

Nul besoin d'offrir une formation «francophonie 101» aux jeunes journalistes québécois qui sont envoyés dans les stations francophones de Radio-Canada ailleurs au pays, estime le radiodiffuseur public.
La semaine dernière, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), la sénatrice franco-manitobaine Maria Chaput exprimait le souhait que les journalistes de la société d'État envoyés dans les communautés francophones de l'extérieur du Québec soient davantage formés afin de mieux comprendre et rapporter la réalité des francophones de ces provinces.
En entrevue au Droit, la sénatrice libérale soutenait que Radio-Canada parachutait trop souvent de jeunes journalistes québécois qui «ne connaissent rien à la réalité des francophones en milieu minoritaire», sans les outiller correctement pour décrire et rapporter leur réalité.
Réponse aux critiques
De l'avis de Radio-Canada, cette formation n'est pas nécessaire puisque les reporters sont déjà bien outillés.
«CBC/Radio-Canada s'assure que tous les journalistes travaillant dans les communautés de langues officielles en situation minoritaire, qu'ils soient originaires du Québec ou
d'ailleurs au pays, ont l'encadrement nécessaire pour
bien comprendre les enjeux locaux et la réalité des communautés francophones et autochtones des régions où ils sont affectés», assure Angus McKinnon, directeur du service des communications de Radio-Canada.