La ministre de la Famille, Nicole Léger, a annoncé, jeudi, la création de 361 places dans des garderies à 7 $ au Centre-du-Québec.

Les garderies passeront à 9 $ par jour en 2015

Il en coûtera plus cher pour envoyer la marmaille à la garderie: après un gel de 10 ans, le tarif quotidien pour les services de garde passera à 8 $ à compter du 1er septembre 2014, puis à 9 $ l'année suivante, et sera indexé pour les années subséquentes.
La mesure contenue dans le budget 2014-2015 déposé jeudi par le ministre des Finances, Nicolas Marceau, vise à rétablir l'équilibre entre la contribution du gouvernement et celle des parents.
Selon les données présentées dans le budget, le gel de tarif a fait en sorte que la part de la contribution parentale, qui se situait à environ 20 pour cent au moment de la création du réseau des Centres de la petite enfance (CPE), en 1997, est passée à 17,2 pour cent en 2004-2005, puis à 13,4 pour cent en 2013-2014.
Le gouvernement Marois compte également revoir un autre réseau: celui des commissions scolaires, dans lequel il a investi quelque 8,5 milliards $ en 2013-2014, et qu'il souhaite restructurer afin de réaliser des économies chiffrées à 125 millions $ par année.
Des disparités importantes sont observées dans les coûts par élève dans les 72 commissions scolaires que compte le Québec: plus la taille d'une commission scolaire augmente, plus ses coûts par élève sont faibles, peut-on lire dans le deuxième budget Marceau.
Des fusions sont donc à envisager dans le réseau. Le gouvernement, qui a mandaté un groupe d'experts pour se pencher sur ce dossier, a par ailleurs l'intention de se pencher sur les façons d'assurer un «meilleur encadrement du pouvoir de taxation» des commissions scolaires.
Les commissions scolaires se sont retrouvées dans l'eau chaude au cours des derniers mois en raison du prélèvement d'une taxe scolaire dont le montant a été jugé excessif. La Coalition avenir Québec (CAQ) talonne le gouvernement Marois depuis des semaines afin de réclamer que ces sommes soient remboursées aux contribuables.
La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a également vu trois de ses membres se désaffilier, notamment pour protester contre l'octroi d'une allocation de transition à la présidence.