Le commissaire aux services en français de l'Ontario, Me François Boileau, s'inquiète entre autres des délais pour créer le comité consultatif.

Les employés suivent le commissaire Boileau

Dans son premier billet publié sur son blogue depuis l'obtention de son indépendance à titre de Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau a annoncé avec fierté et surprise hier que l'ensemble des employés du bureau qu'il dirige avaient renoncé à leurs avantages sociaux et à leur ancienneté dans la fonction publique pour continuer à oeuvrer au commissariat.
Relevant directement de l'Assemblée législative de l'Ontario et non plus de l'Office des affaires francophones depuis le 1erjanvier, le Commissariat aux services en français (CSF) n'offrait donc plus à son personnel de multiples avantages sociaux, sans compter que ses employés devaient faire une croix sur la possibilité de postuler à des postes internes au sein de la fonction publique.
«Le 24 décembre dernier, j'ai reçu les deux dernières réponses confirmant que l'ensemble du personnel a décidé de suivre le commissaire dans ses nouvelles aventures! Quel autre cadeau de Noël exceptionnel! Je suis profondément touché de cet engagement hors du commun et je les remercie du fond du coeur en promettant que je tâcherai d'être à la hauteur de leurs attentes, ainsi que de celles du gouvernement, des parlementaires et de la population, rien de moins», a écrit M. Boileau sur son blogue.
Réclamée depuis des années, l'indépendance du CSF de l'Ontario a été consacrée à la mi-décembre lorsque le lieutenant-gouverneur David Onley a accordé la sanction royale au projet de loi 106. Le commissaire Boileau est du coup devenu un officier de Queen's Park, à l'instar de la vérificatrice générale et de la commissaire à l'information et à la protection de la vie privée, par exemple. Il doit maintenant se rapporter à tous les parlementaires. Auparavant, il relevait directement de la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur.
En entrevue avec LeDroit le mois dernier, M. Boileau ne cachait pas que plusieurs décisions devraient être prises au fil des prochaines semaines dans le cadre de la transition.
Dès la reprise des travaux parlementaires en janvier, il devra se présenter devant le comité de la régie interne afin de proposer un plan budgétaire pour le Commissariat. À l'heure actuelle, celui-ci dispose d'un budget avoisinant les 870 000 $.
En 2012-2013, le CSF de l'Ontario a reçu 349 plaintes. Du nombre, 84% ont fait l'objet d'une enquête, alors que les autres ont été jugées non-recevables.
Le mandat de François Boileau se terminera en 2017.