Les délégués du PLC en faveur de l'aide médicale à mourir

Les libéraux fédéraux ont voté en faveur de la légalisation de l'aide médicale à mourir, dimanche, mais la position du chef Justin Trudeau sur cette délicate question n'est pas claire.
M. Trudeau n'était pas présent dans la salle lorsque les délégués ont adopté cette résolution au dernier jour du congrès du Parti libéral du Canada, à Montréal. Il avait pourtant été vu quelques instants auparavant dans les couloirs du Palais des congrès en train de se réjouir de la victoire du Canada à la finale de hockey masculin aux Jeux olympiques de Sotchi.
Aucune conférence de presse de fin de congrès, qui aurait sans doute comporté des questions à l'intention de M. Trudeau sur ce dossier chaud, n'était prévue, dimanche.
Le chef libéral y a fait allusion en des termes plutôt positifs lors de son discours de samedi, mais il n'a pas clairement exprimé son soutien.
La résolution demande aux libéraux d'élargir « (leur) conception de ce que signifie être un citoyen libre dans une démocratie moderne » et de « réfléchir à la possibilité de permettre aux Canadiens en fin de vie de choisir de mettre fin à leurs souffrances en prévoyant leur propre mort dans la dignité », a indiqué M. Trudeau lors de son discours.
Le chef libéral n'a aucune obligation envers les résolutions adoptées pendant le congrès.
La résolution recommandant la légalisation du suicide assisté a été proposée par les commissions des femmes et des jeunes du parti.
On y propose la tenue d'une consultation publique qui déterminerait les conditions préalables à respecter pour permettre aux Canadiens en fin de vie de choisir le suicide assisté ainsi que la mise en place d'un système de surveillance pour protéger les personnes vulnérables contre de possibles abus.