Les 138 fosses de sable du parcours peuvent incommoder les golfeurs puisque celles-ci ne présentent pratiquement aucune surface plane et ne sont pas entretenues comme la majorité des autres parcours.

Les conditions du parcours Erin Hills feront jaser

ERIN - Vous vous souvenez de l'an dernier, alors que Henrik Stenson et Phil Mickelson ont disputé une ronde mémorable, alternant des birdies et des coups spectaculaires jusqu'à ce que Stenson se sauve finalement avec l'Omnium britannique ?
L'Omnium des États-Unis ne ressemblera pas à cela.
Premièrement, à moins que le jeu ne soit longuement retardé par la pluie jeudi, Mickelson n'y sera pas : il assistera à la graduation de sa fille en Californie.
Et bien que le parcours Erin Hills, au premier coup d'oeil, ressemble au type de parcours britannique que Stenson et Mickelson ont dominé l'été dernier, Stenson sera le premier à admettre qu'il n'y a pas de comparaison possible.
« Le golf à l'Omnium des États-Unis a toujours été plus difficile qu'à l'Omnium britannique ou tous les autres majeurs. »
On se rappelle des deux derniers Omniums des États-Unis en raison des trois coups roulés de Dustin Johnson au 18e d'un parcours Chambers Bay brûlé par le soleil et de la victoire par trois coups de ce même Johnson l'an dernier, malgré un imbroglio de règles qui a fait en sorte qu'il ait joué les sept derniers trous sans qu'il sache exactement quelle avance il détenait.
Au cours des cinq dernières années, le pointage victorieux moyen des trois autres tournois majeurs a été de 12,2 coups sous la normale. Cette moyenne a été de 3,1 coups sous la normale à l'Omnium des États-Unis.
« À l'Omnium des États-Unis, vous jouez habituellement sur des parcours poussés à la limite, parfois même au-delà », a indiqué Stenson.
On a beaucoup parlé de la création d'Erin Hills, bâti sur 650 âcres de terres agricoles du Wisconsin qui, aux dires du directeur général de l'USGA, Mike Davis, ne demandaient qu'à voir un parcours s'y installer. Il a été développé spécifiquement avec l'organisation de l'Omnium des États-Unis en tête.
Il est immense : le plus long parcours à avoir jamais accueilli le tournoi avec plus de 7741 verges et de la place pour l'allonger davantage. Certaines allées sont si larges qu'un Boeing 767 pourrait s'y poser.
Mais quand l'USGA se fait généreuse en un endroit, vous pouvez être certain qu'elle reprendra ailleurs.
Déjà, cette semaine, certains golfeurs se sont plaints de la profondeur de l'herbe longue. Le fétuque, semblable à du foin, qui borde les allées d'Erin Hills n'est pas sec comme celui que l'on voit à l'Omnium britannique. Le système d'irrigation du parcours fait en sorte qu'il est beaucoup plus solide qu'il en a l'air.
Ses fosses de sable - 138 - font aussi le bonheur de l'auteur Ron Whitten, qui a aidé à dessiner le parcours. La plupart d'entre elles n'offrent pratiquement aucune surface plane et ne sont pas aussi bien entretenues que celles sur les parcours accueillant les golfeurs de la PGA semaine après semaine.
« Je suis surpris que si peu de joueurs se plaignent des fosses », a noté Whitten.
L'USGA portera une attention particulière aux prévisions météo et tentera de placer les trous afin d'atténuer, et non d'exacerber, les effets du vent, qui peut souffler jusqu'à 50 km/h sur le parcours. Davis a raconté qu'il soufflait si fort samedi dernier et que les conditions étaient si mauvaises que le jeu aurait sûrement été interrompu si le tournoi avait été en cours, puisque les balles ne demeuraient pas en place sur les verts.
« Nous tentons de rendre le parcours difficile, a-t-il dit. Mais s'il est trop difficile, nous serons de retour dans la salle d'entrevues pour expliquer pourquoi. »
Mais ce ne serait pas l'Omnium des États-Unis s'il n'y avait pas de chance que cela se produise.
« C'est assurément une semaine éprouvante, a affirmé Stenson. Mais ça en vaut la peine si vous soulevez le trophée le dimanche. »