Jean Bosco Citegetse et Carl Pelletier sont d'avis que la question référendaire a pris trop de place dans la campagne.

Les caquistes de l'Outaouais ferment la porte à un référendum

Les candidats régionaux de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont voulu rassurer la population de l'Outaouais, mardi, en affirmant très clairement n'avoir aucune ambition de tenir un référendum sur la souveraineté «à court, moyen ou long terme».
Le candidat caquiste dans Chapleau, Carl Pelletier, a toutefois été beaucoup plus évasif sur la possibilité que le Québec signe la constitution canadienne dans un éventuel mandat de la CAQ. Il n'a pas fermé la porte à une telle éventualité, ajoutant toutefois que l'appétit n'y était pas. «La position constitutionnelle de François Legault n'a pas été dévoilée clairement, a-t-il affirmé. Il devra d'abord y avoir un débat en chambre pour signer la constitution. Mais on s'entend que pour nous, il n'y aura pas de référendum.»
Son collègue dans Hull, Jean Bosco Citegetse, est d'avis que la question référendaire a pris trop de place au Québec lors des dernières décennies et que cela s'est fait au détriment de la santé, de l'éducation et de l'économie. Il a accusé le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, de mener une campagne de peur en brandissant l'épouvantail du référendum. «La peur est normale, dit-il, et le PLQ va continuer de jouer ce jeu pour cacher son bilan et toutes ses années négatives au pouvoir. Quant au PQ, son objectif est de garder la population dans le flou.»
Négocier avec Ottawa
Carl Pelletier a indiqué qu'une fois au pouvoir, la CAQ allait engager des négociations avec le gouvernement fédéral afin de rapatrier au Québec, l'ensemble des opérations entourant la production des rapports d'impôt, afin que les contribuables n'aient qu'un seul rapport à remplir.
Et si Ottawa devait refuser? «On va continuer de faire des pressions pour convaincre le gouvernement fédéral et des mesures seront alors prises avec un projet de loi qu'on adoptera», a répondu M. Pelletier. Ce dernier propose aussi d'exiger d'Ottawa qu'il élargisse les capacités du Québec en matière de promotion de sa culture à l'étranger.