Le vrai du faux, avec Mathieu Quesnel et Stéphane Rousseau, prendra l'affiche le 9 juillet.

Le vrai ou le faux Stéphane Rousseau

Stéphane Rousseau a «pris beaucoup de plaisir» à incarner Marco Valois, personnage de cinéaste «manipulateur et verbomoteur, qui remplit l'espace et rentre dans la bulle des gens», qu'on découvrira le 9 juillet, lorsque la comédie Le vrai du faux, d'Émile Gaudreault, prendra l'affiche au Québec.
Un «rôle en or, qui avait beaucoup à défendre», estime l'humoriste, qui n'avait jamais eu autant de temps de présence à l'écran.
«Marco est assez loin de moi, car je suis plutôt laid-back
D'abord séduit par «l'histoire très originale, surprenante», il a ensuite adoré «jouer les failles et les faiblesses d'un personnage "pris dans son truc". On a eu beaucoup de temps pour travailler en amont, en décortiquant le texte avec Joanne-Marie Tremblay...»
Et grâce aux «séances d'improvisation dirigées par Émile», complète le comédien Mathieu Quesnel, avec qui Stéphane Rousseau partage l'affiche de cette comédie aigre-douce, plus facétieuse que farceuse.
Mathieu Quesnel incarne Éric, un ex-soldat rapatrié d'Afghanistan qui se retrouve sur le divan du psy à cause de ses traumatismes et de sa colère. Deux personnages dépareillés qui «se ressemblent plus qu'on ne peut l'imaginer au départ, même s'ils ne partagent pas les mêmes angoisses», laisse planer l'humoriste et comédien. 
«Je (Marco) veux l'aider, mais je ne suis pas très conscient de la situation, car je me noie dans le travail, et tout risque de s'effondrer si je m'arrête. On va se rendre compte que moi aussi j'ai beaucoup de choses personnelles à régler.»
Émile Gaudreault est «un être passionné et plein d'humanité, très proche de ses acteurs», analysent les deux comédiens. «Un angoissé, qui se soucie tout le temps de notre régime, mais quelqu'un qui te rassure et te guide. 
C'est facile de tomber dans l'excès de comédie ou de drame, alors qu'il fallait justement surfer sur la ligne entre les deux, qui est très mince», se souvient Stéphane Rousseau.
Le réalisateur «manipule bien cette gamme d'émotions, alors que ce n'est pas évident de passer du rire aux larmes. Ça prenait de l'expérience pour ficeler un scénario comme ça», analyse-t-il.
En «amont», M. Rousseau a reçu ses futurs acolytes à domicile pendant 48 heures, pour que tous s'apprivoisent autour d'exercices d'improvisation et de quelques bouteilles.
«Émile m'a demandé de faire visiter ma maison à Éric comme si j'étais Marco. On a pu commencer à jouer ensemble, dans une liberté totale, illustre Stéphane Rousseau. Du coup, quand on est arrivés sur le plateau, on avait déjà établi une complicité. C'était plus facile.»
Les deux comédiens, sont devenus, comme leurs personnages, «des amis de cinéma».
«Et amis de sketches», précise Mathieu Quesnel, puisque tous deux se sont retrouvés après le tournage, au moment d'enregistrer le deuxième épisode-pilote de l'émission SNL-Québec.