Naomy Brenneur et Cinthya Etwyse, deux jeunes de l'école De La Salle, feront parties de la programmation du Festival Théâtre Action en milieu scolaire.

Le théâtre se fête à l'école

Ils viennent d'aussi loin que Sudbury, Windsor, Barrie et se retrouveront à Ottawa pour partager leur passion de la scène sur invitation du Festival Théâtre Action en milieu scolaire. Quelque 350 élèves des écoles secondaires de l'Ontario sont attendus dès demain à l'Université d'Ottawa et à l'école De La Salle où se déroulera tout un programme d'activités artistiques fait sur mesure pour eux. Spectacles, ateliers de formation et tables rondes se succéderont joyeusement du 10 au 12 avril dans le cadre de la 17e édition du festival.
«Il y a beaucoup d'énergie, de sourires, d'explorations scéniques, c'est une grosse fête théâtrale», résume avec alacrité Catherine Corriveau, l'une des participantes inscrite à l'É.S.P. De La Salle.
Élève de 12e année, Catherine connaît bien l'esprit festif et néanmoins studieux qui anime le festival: cela fait quatre ans qu'elle y participe. Cette année, elle a rejoint la distribution de la pièce défendue par son école, Le Révizor de Gogol mis en scène par l'artiste Kira Ehlers.
«C'est l'occasion de présenter un spectacle devant d'autres élèves, explique Catherine, mais surtout de recevoir l'avis de jeunes de notre âge.»
En effet, parallèlement aux commentaires ou «rétroactions» donnés par des professionnels du milieu théâtral, les apprentis comédiens sont évalués par leurs camarades de classe. Des «palmes» seront même remises par les élèves spectateurs à la fin du festival dans des catégories aussi diverses que la scénographie, l'interprétation ou encore l'audace et l'innovation.
«Je suis fière de mon école, nous présentons toujours des spectacles de qualité», défend Naomy Brenneur, une autre fidèle participante inscrite à l'É.S.P. De La Salle.
Un tremplin pour l'avenir
«Le programme condense sept spectacles scolaires sur deux jours», précise Capucine Péchenart de Théâtre Action; une gageure pour agencer les horaires des 14 établissements invités.
Depuis plus de 40 ans, cet organisme très impliqué dans les écoles oeuvre au développement du milieu théâtral franco-ontarien. En donnant notamment la chance à de futurs comédiens d'incarner leur premier rôle sur scène.
Double ration pour Catherine Corriveau qui campera exceptionnellement deux personnages aux antipodes l'un de l'autre dans la pièce de Gogol: un juge haut fonctionnaire ainsi que la fille du maire. La jeune actrice en est ravie, elle s'imagine bien poursuivre le théâtre après l'école secondaire.
«C'est la raison pour laquelle j'apprécie particulièrement les ateliers proposés pendant le festival. On peut ainsi se créer un réseau parmi les professeurs, c'est toujours utile pour ceux qui souhaiteraient poursuivre dans cette voie-là.»
Ambitieuse, la jeune actrice hésite encore entre un bac en études internationales à l'Université d'Ottawa - «tout en incluant le théâtre d'une manière ou d'une autre» s'empresse-t-elle de préciser - ou l'École nationale de théâtre à Montréal... et pourquoi pas un conservatoire à New York ou à Paris se surprend-elle à rêver à haute voix. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.