Le taux d'innocupation à son plus haut en 11 ans

Le taux d'inoccupation a augmenté cet automne à Ottawa comparativement à la même période l'année dernière, passant de 2,6% à 3,4%. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis 11 ans et dépasse en même temps la moyenne provinciale, qui se situe à 2,4%.
C'est ce que révèlent les derniers résultats de l'Enquête sur les logements locatifs menée en octobre 2015 par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
Cette hausse est due à «une croissance de l'offre qui a été supérieure à celle de la demande, surtout du côté des logements d'une et de deux chambres, ce qui a fait monter le taux d'inoccupation», explique le rapport.
Le loyer moyen a progressé en regard de 2014 pour tous les types de logements. Les plus fortes hausses, soit 3,0% et 3,1%, ont été enregistrées dans les catégories des logements d'une et de deux chambres, respectivement. «Après trois années d'augmentations inférieures à la limite permise par la loi ontarienne, les propriétaires bailleurs ont fortement majoré les loyers cette année», souligne la SCHL dans son rapport.
Stable à Gatineau
De l'autre côté de la rivière, le marché locatif est demeuré relativement stable avec une légère baisse du taux d'inoccupation de 0,6 point de pourcentage passant de 6,5% en octobre 2014 à 5,9% à la même période cette année. Ce niveau reste toutefois élevé et Gatineau continue de figurer parmi les villes où les marchés locatifs sont les plus importants de la province, avec Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke.
En ce qui concerne le niveau des loyers, un appartement de deux chambres se louait en moyenne 751$ au moment de l'Enquête. La variation estimative du loyer moyen d'un appartement de deux chambres par rapport à l'an dernier n'a été que de 0,9% dans la région.
Au Canada et dans les provinces
Que ce soit au Québec, en Ontario où à l'échelle canadienne, le taux d'inoccupation des logements a connu une hausse cette année.
C'est au Québec que la hausse a été la plus prononcée avec un taux d'inoccupation de 4,0% comparativement à 3,1% un an plus tôt, soit une augmentation de 0,9 point de pourcentage. En Ontario, la progression a été plus légère, le taux d'inoccupation s'étant fixé à 2,4%, alors qu'il se situait à 2,3% un an plus tôt.
«Trois facteurs, entre autres, exercent des pressions à la hausse sur le taux d'inoccupation: le ralentissement de l'emploi chez les jeunes, la diminution du solde migratoire et le nombre accru de logements locatifs achevés», expliquent les analystes de la SCHL.
Enfin, à l'échelle du pays, le taux d'inoccupation atteint son plus haut niveau depuis 1998 se fixant à 3,3% en octobre 2015, comparé à 2,8% à la même période en 2014. C'est dans les centres producteurs de pétrole de l'Alberta et de la Saskatchewan qu'ont été relevées les plus fortes hausses des taux d'inoccupation.