Andréanne Malette lance son premier album, Bohèmes, dans lequel est écrit tous les textes et les musiques.

Le retour d'Andréanne A. Malette

Andréanne A. Malette a fait sa marque à Star Académie avec ses chansons originales. Pour elle, il coulait de source que son premier album soit le reflet de son parcours: Bohèmes se compose donc de 13 titres dont elle signe seule les textes et les musiques.
«Avant de me pointer à Star Académie, j'avais toujours fait des concours d'auteurs-compositeurs. Là, je me suis retrouvée parmi des interprètes. Ç'a pris quelques jours avant de réussir à me convaincre d'arrêter de vouloir chanter comme Andrée-Anne (Leclerc) ou Sophie (Pelletier), raconte la principale intéressée. À partir de ce moment-là, j'ai pu peaufiner mon identité et assumer totalement qui je suis.»
En s'inscrivant à la populaire émission de Productions J, la femme d'alors 23 ans avait une liste de souhaits précis. «Premièrement, j'avais envie de chanter et de danser en même temps; deuxièmement, de vivre un trip de gang, parce que je m'ennuyais de l'École de la chanson; et troisièmement, de justement profiter pleinement des cours et des formations de l'Académie», énumère-t-elle.
Car Andréanne A. Malette aime apprendre. Pour mieux écrire et chanter entre réalité et fiction, s'amusant à brouiller les pistes entre des «commandes» (L'Autre Rive, Dis-lui de partir, sur le cancer) et des titres plus autobiographiques (Ta marionnette, «probablement la plus personnelle de mon album»).
Ce travail plus proche du journal intime, elle l'a d'abord apprivoisé en écrivant des pièces en anglais, dès l'âge de 15 ans.
Si elle a eu le «réflexe de créer ainsi une sorte de distance», l'adolescente a toutefois dû se rendre à l'évidence: «J'avais l'impression d'ériger un mur de protection, avec l'anglais, alors que mes parents parlaient très bien la langue!» lance-t-elle en riant.
C'est lorsqu'elle a fait son entrée à l'École nationale de la chanson, à Granby, qu'elle a «découvert» non pas tant son amour pour le français, mais une passion pour la chanson dans la langue de Marie-Claire Séguin et Roger Léger, deux de ses enseignants là-bas. «À 19 ans, j'ai réalisé que j'avais finalement envie que les gens comprennent ce que j'avais à dire!»
Elle s'est dès lors mise à peindre avec de nouvelles couleurs, pour rendre ses émotions en images. «Mon mot d'ordre, c'est: 'Fais voir, ne raconte pas!'» mentionne celle qui prend d'ailleurs aussi plaisir à peindre.
Et quand elle n'arrive plus à trouver les bons mots, elle peut aujourd'hui appeler son «professeur» de Star Académie, Michel Rivard, à la rescousse.
«C'est lui qui m'a débloquée alors que je n'arrivais pas à finir Ma guerre contre toi et Descente libre, confie Andréanne A. Malette. Jamais je n'aurais osé le contacter pour m'aider si je n'avais pas eu la chance de travailler avec lui, à l'Académie!»
Si elle a trippé lors des galas dominicaux et la tournée avec les 13 autres académiciens qui a suivi, l'auteure-compositrice-interprète de 25 ans demeure convaincue que ses «chansons prennent tout leur sens que [elle peut] regarder les gens dans les yeux». Il ne faudrait pas s'étonner que sa première tournée solo soit à l'image de Bohèmes, c'est-à-dire «sans flafla», comme elle se qualifie elle-même, et «en toute complicité avec le public».