François Gendron

Le PQ refuse d'assurer que le budget sera déposé avant le scrutin

Le gouvernement péquiste n'exclut pas la possibilité de déclencher les élections avant le dépôt du budget.
Le vice-premier ministre François Gendron, qui avait appuyé sur le frein l'automne dernier lorsque ses collègues songeaient à se lancer dans la mêlée électorale, estime que la conjoncture actuelle est maintenant plus favorable.
À Shawinigan en Mauricie pour une réunion de deux jours du caucus péquiste, M. Gendron a soutenu mardi qu'il était «légitime» pour le Parti québécois «à ce moment-ci» de se tenir prêt à déclencher une nouvelle élection.
Selon lui, le gouvernement serait également légitimé de plonger le Québec en élection sans déposer de budget au préalable. La seule obligation du gouvernement à cet égard est de donner «l'heure juste» aux électeurs sur l'état des finances publiques, a-t-il dit.
Âgé de 69 ans, le doyen des parlementaires de l'Assemblée nationale affichait la forme mardi presque une semaine après avoir été transporté d'urgence à l'hôpital pour ce qu'il a appelé une «intolérance alimentaire».
La plupart des ministres rencontrés sur place sont demeurés prudents au sujet du calendrier électoral, faisant valoir que la décision ultime de l'appel aux urnes appartenait à la première ministre Pauline Marois.
Bernard Drainville, Agnès Maltais et Nicolas Marceau ont tous argué qu'ils n'avaient aucun contrôle sur l'agenda.
Le président du parti, Raymond Archambault, a de son côté déclaré que tous les scénarios étaient sur la table. La seule certitude, à ses yeux, est que les partis d'opposition sont déterminés à défaire le gouvernement minoritaire sur le budget.
Au sujet du budget, l'incertitude persiste. Tant le ministre des Finances Nicolas Marceau que le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, ont refusé net d'affirmer qu'il sera déposé avant le déclenchement de la prochaine campagne.
M. Marceau s'est limité à dire qu'il travaillait à la préparation du budget 2014-2015 mais que la date de l'élection relevait de la responsabilité de la première ministre.