Chez les électeurs francophones, le Parti libéral continue de perdre des appuis.

Le PLC appuiera le projet de loi antiterroriste

Le chef libéral Justin Trudeau a annoncé mercredi que sa formation appuierait le projet de loi antiterroriste C-51 déposé vendredi dernier par le gouvernement conservateur.
Il a soutenu que le projet de loi comportait des lacunes, notamment au chapitre de la supervision de l'agence d'espionnage qui verrait ses pouvoirs considérablement accrus, mais que cela n'empêcherait pas les libéraux de donner leur feu vert.
M. Trudeau a ajouté que sa formation politique proposerait des amendements au projet de loi et invité les conservateurs à travailler en collaboration avec l'opposition.
Le projet de loi C-51 donnerait notamment au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) le pouvoir de contrer les projets de voyage de présumés extrémistes, d'interrompre des transactions bancaires et d'intervenir secrètement sur des sites web radicaux.
Le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique (NPD) estiment que l'organe actuellement chargé de sa supervision, le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), n'a pas la crédibilité requise pour accomplir cette tâche.
Les deux formations d'opposition plaident en faveur de la mise sur pied d'un comité de supervision composé d'élus.
Dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne, le bureau du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a fermé la porte à l'idée de mettre sur pied un tel comité, lundi.
Le NPD a indiqué mercredi qu'il poursuivait son étude du projet de loi et ses consultations avec des experts.