La chef du NPD ontarien, Andrea Horwath.

Le NPD ontarien en faveur d'une université francophone

La chef néo-démocrate de l'Ontario, Andrea Horwath, appuie l'idée d'une université francophone dans la province. Selon elle, le besoin d'une telle institution ne fait aucun doute. Seul l'emplacement reste à définir.
Elle rejette l'idée d'ajouter des cours en français à l'intérieur de programmes existants. Selon elle, les francophones de l'Ontario ont le droit d'avoir une université bien à eux.
«On ne peut pas avoir des cours ici et là éparpillés dans toutes les régions de la province comme substitut pour une université francophone», a confié Mme Horwath au Droit.
Le gouvernement de Kathleen Wynne semble privilégier Toronto comme emplacement d'une future université francophone, étant donné l'explosion de la population francophone dans le sud-ouest de la province. Un comité d'experts qui a étudié la question a soumis son rapport au gouvernement. Aucune décision n'a encore été annoncée.
Mme Horwath estime qu'il serait peut-être utile de tenir des consultations publiques à cet effet pour prendre le pouls de la population. Il faut une discussion «robuste» au sujet de l'emplacement de cette future université, a lancé Mme Horwath.
De passage vendredi à Ottawa, Mme Wynne a reconnu que le dossier d'une université francophone était important sans préciser ses intentions. Elle a ajouté que le gouvernement travaillait avec le collège Glendon pour offrir des programmes en français dans le sud de l'Ontario, où il y a des lacunes à cet égard.
La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, semble opter pour une université francophone à part entière.