S'il est atteint d'un myélome multiple - un cancer du sang, incurable -, le député Royal Galipeau assure beaucoup mieux se porter, la nouvelle tombée et les traitements entrepris.

Le député Royal Galipeau atteint d'un cancer

Une côte brisée en essayant de réprimer un éternuement. Une autre, en riant. Royal Galipeau savait que quelque chose n'allait pas lorsqu'il s'est présenté à l'hôpital Montfort, avant Noël.
L'omniprésent député conservateur parle aujourd'hui ouvertement de son diagnostic. S'il est atteint d'un myélome multiple - un cancer du sang, incurable -, il assure beaucoup mieux se porter, la nouvelle tombée et les traitements entrepris.
Disparu de l'écran radar peu avant les Fêtes, le député d'Ottawa-Orléans a repris du service rapidement. «Je n'ai pratiquement jamais arrêté de travailler. Je m'absentais de l'hôpital pour aller voter en chambre. Je ne valais pas cher la livre, mais j'allais quand même voter!» dit-il.
Le myélome multiple est le deuxième plus important cancer du sang après le lymphome non hodgkinien. Il représente 1% de tous les cancers et 2% des décès dus au cancer.
Selon la Société canadienne du cancer, chaque jour, sept nouveaux Canadiens sont touchés par cette maladie incurable, mais qui répond très bien au traitement. Le myélome multiple est un cancer des plasmocytes - une sorte de globule blanc -, qui se loge dans la moelle osseuse et peut causer des lésions osseuses et une dysfonction rénale. La plupart des personnes atteintes sont âgées d'une soixantaine d'années lorsque le diagnostic est posé.
«Quelque chose n'allait pas, je ne trouvais pas ça normal», dit-il au sujet de sa première côte cassée, en octobre. Un autre épisode de grande faiblesse, le 11 novembre, lors d'une cérémonie du jour du Souvenir, à Orléans, l'a poussé à subir une batterie de tests.
Le terrible verdict
Le 13 novembre, le verdict tombe. Le sang de l'homme de 67 ans est saturé de calcium, signal de la détérioration des os liée à ce type de cancer. Il est admis en oncologie à l'Hôpital d'Ottawa.
Pendant des semaines, le Franco-Ontarien natif de Saint-Isidore a été traité afin de ramener à la normale ses taux de calcium et de créatinine. De longs traitements quotidiens de dialyse se sont achevés progressivement la semaine dernière.
«Maintenant, je fais de l'acupuncture tôt le matin, trois fois par semaine. Naturellement, je surveille mon alimentation et je suis retourné au gymnase. Cela fait trois semaines que je marche sans ma canne», se réjouit M. Galipeau.
S'il refuse de délaisser son travail de député, il reconnaît que la maladie l'oblige néanmoins à revoir son horaire de travail. Les journées de Royal Galipeau commencent généralement aux aurores pour se terminer à 22h. «Il va falloir que j'insère une période de quelques heures de repos. Mais pas question de manquer un comité ou un vote», affirme-t-il, déterminé.
Tellement déterminé qu'il a déjà décidé qu'il serait candidat à l'investiture conservatrice dans la nouvelle circonscription d'Ottawa-Orléans, en prévision des élections générales de 2015. «Si les partisans veulent de moi, je serai le candidat. Ce n'est pas moi qui vais décider, c'est eux autres», dit-il.
Avant d'ajouter, convaincu: «Je crois bien que ce sera moi.»