Le président du Comité olympique canadien (COC), Marcel Aubut

Le COC ouvre une enquête sur Marcel Aubut

Le Comité olympique canadien a confirmé qu'il avait officiellement reçu une plainte contre son président, Marcel Aubut, mercredi soir.
Le COC a précisé dans un communiqué qu'il avait «immédiatement initié un processus d'enquête», sans préciser la nature de celle-ci. Selon le quotidien Globe and Mail, Aubut ferait l'objet d'une enquête interne à la suite du dépôt d'une plainte pour harcèlement sexuel.
«Monsieur Aubut a déclaré qu'il n'a jamais eu l'intention d'offenser ou d'indisposer quiconque par des paroles qu'il aurait prononcées dans le cadre de ses fonctions», pouvait-on lire dans une déclaration d'Aubut.
La plainte aurait été déposée par une employée de la Fondation olympique canadienne, qui est affiliée au COC et qui a ses bureaux dans le même bâtiment situé à Toronto, ont précisé ces sources au quotidien anglophone. Un ex-dirigeant du COC, qui a requis l'anonymat, a précisé que la plainte contre Aubut porte sur des «commentaires verbaux» formulés envers l'employée.
L'organisme a précisé qu'il avait retenu les services de François Rolland, un ancien juge de la Cour supérieure du Québec, en tant qu'enquêteur indépendant.
Le COC a ajouté qu'il avait accepté qu'Aubut se retire de ses fonctions de président du COC et de la Fondation olympique canadienne pour la durée de l'enquête. Interrogé à savoir qui le remplacera sur une base intérimaire, un porte-parole du COC s'est limité à dire que «nous n'émettrons pas d'autres commentaires».
À ce stade-ci, une enquête policière est écartée. Selon Aubut, l'enquête dont il fait l'objet devrait connaître son dénouement à la mi-octobre.