La police d'Ottawa croit que les deux portraits-robots représentent la même personne.

Le chef de police fait le point sur les agressions sexuelles

Un violeur en série court toujours dans les rues de la capitale fédérale, confirme la haute direction du Service de police d'Ottawa (SPO).
Considérant ce dossier parmi ses grandes priorités, le chef Charles Bordeleau a réuni une équipe d'enquêteurs dont les membres proviennent de différentes sphères d'expertises. Le directeur du SPO a convié la presse, jeudi, pour faire la mise à jour des enquêtes reliées à de nombreuses agressions sexuelles survenues depuis 2013 sur son territoire.
Sur une dizaine d'agressions non résolues depuis un an, au moins trois sont reliées à un même suspect, toujours recherché.
Les deux portraits-robots présentés jeudi représentent le même suspect. Bien que les dessins diffèrent, le SPO remarque des similitudes dans le modus operandi de l'agresseur, dans au moins trois cas d'agression. « Il faut comprendre que les descriptions sont données par des témoins différents, qu'elles sont données à un artiste qui rassemble les déclarations et les observations de personnes différentes », explique le sergent.
Il étouffe ses victimes, parle anglais avec un accent étranger et suit ses victimes avant de les agresser, non loin de leur résidence. L'homme, plutôt mince et athlétique, est bien vêtu, et a une barbe bien entretenue, lorsqu'il n'est pas rasé de près. Ses cheveux sont noirs et ses sourcils sont épais. « Même une information de troisième main nous intéresse, a dit le sergent Richard Dugal, en conférence de presse. Un simple doute peut révéler beaucoup de choses. Il est possible que cet individu privilégie ce type de comportement dans ses relations interpersonnelles ou intimes. Si vous soupçonnez qu'il s'agit d'une personne que vous connaissez, ou si vous détenez de l'information, appelez-nous. »
Cet automne, des enquêteurs ont fait une première sortie publique sur le sujet, disant croire qu'un ou plusieurs prédateurs sexuels rôdaient dans les rues de la ville.
La Section des sciences du comportement de la Police provinciale de l'Ontario a été mise à profit pour aider à dresser un profil psychologique de l'individu.
D'autres agressions liées
Sept autres agressions sexuelles pourraient être reliées aux trois premières. Elles se sont produites à proximité de stations d'OC Transpo, des résidences des victimes, près des campus, et, à au moins une reprise, dans un taxi. Des parcs ont aussi été des terrains de prédilection des agresseurs. Les victimes sont toujours seules, et marchent dans l'obscurité ou la pénombre.
Un prédateur sexuel aurait sévi pendant plus d'un an, entre autres dans le secteur Greenbank, depuis le mois d'août 2012. Une jeune femme de 18 ans a répondu à la porte de sa résidence, vers trois heures du matin, et l'inconnu s'est lancé sur elle.
En juin dernier, une femme de 29 ans a été attaquée par-derrière, en quittant le Ottawa Athletic Club.
Ces derniers jours, le SPO s'est lancé à la recherche d'un homme originaire du Moyen-Orient, à la suite d'une agression commise dans le secteur de Barrhaven.
La victime, dans la vingtaine, marchait sur le chemin Chapman Mills, dimanche dernier, vers 22 h, lorsqu'elle a été agrippée par-derrière. Elle a été traînée de force, menacée, puis agressée. Fait à noter, cet agresseur portait une lunette de ski alpin. Il était vêtu d'un manteau brun bouffant et d'un pantalon de jogging.
Toute information sur les agressions sexuelles doit être communiquée à la police d'Ottawa au 613-236-1222, poste 5944.