En lever de rideau du WAQ, Nicolas Chapuis, ambassadeur de France au Canada et ancien directeur des systèmes d'information du ministère français des Affaires étrangères viendra entretenir les participants de la plateforme Diplomatie, mise en place pour permettre aux communications ministérielles et diplomatiques «d'échapper aux menaces» de Wikileaks et Anonymous.

«Le Canada est notre allié», dit Nicolas Chapuis

Même après les événements de vendredi à Paris, la France ne voit pas de façon défavorable la décision du Canada de mettre fin à ses frappes aériennes contre l'État islamique (ÉI), assure son ambassadeur au Canada, Nicolas Chapuis.
M. Chapuis affirme qu'il en revient au Canada et à ses citoyens de choisir la façon d'intervenir en zone de guerre qui leur convient le mieux. Il rappelle également que le Canada n'abandonne pas la coalition internationale qui combat actuellement l'ÉI. «Il nous a déjà été dit à très haut niveau que le Canada, non seulement resterait dans la coalition, mais contribuerait par d'autres voies et moyens au combat contre [l'ÉI]. Le Canada est notre allié, il est avec nous et a exprimé, depuis hier soir, sa solidarité», soutient l'ambassadeur de la France au Canada.
«Nous n'avons aucune raison de mettre en cause l'attitude du Canada parce que le combat contre [l'ÉI], ce ne sont pas seulement des frappes aériennes, c'est l'éducation, c'est la lutte contre la radicalisation, c'est l'aide humanitaire. [...] Si le Canada peut aider par les moyens qu'il aura pu récupérer parce qu'il suspendrait quelques frappes, c'est beaucoup d'argent, ça fera partie de notre combat contre [l'ÉI]», ajoute Nicolas Chapuis.