Le vétéran Dominic Moore trouve qu'il est toujours plus facile de sourire au lendemain d'une victoire.

Le bon vieux Moore en veut toujours plus

Il a beaucoup été question des jeunes joueurs inexpérimentés des Bruins avant le début de la série. On a presque oublié que Bruce Cassidy dispose aussi de quelques vieux routiers qui sont capables de lui rendre de précieux services.
Dominic Moore, par exemple.
Le vétéran centre francophile de 36 ans a passé 16 minutes et 24 secondes sur la patinoire, dans le match numéro un.
Il a donc joué davantage que Bobby Ryan, Zack Smith, Clarke MacArthur et Derick Brassard.
En plus de remporter la majorité de ses mises en jeu, Moore se trouvait sur la patinoire lorsque son équipe a marqué le but égalisateur.
Il n'a pas eu peur de fréquenter les zones dangereuses sur la patinoire. Il ne portait pas trop de traces des agressions subies, jeudi matin, lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes.
Il avait même l'air frais comme une rose.
« Les coups de bâton et tout le reste, ça fait partie du plaisir de jouer en séries », d'avouer le joueur qui a disputé 93 matches de séries en 13 saisons complètes dans la LNH.
Moore a atteint la Finale de l'Association Est à quatre occasions entre 2010 et 2015. Une fois avec le Canadien de Montréal, une fois avec le Lightning de Tampa Bay de Guy Boucher et deux fois avec les Rangers de New York.
« Il est nettement plus facile de se lever et de sourire au lendemain d'une victoire, reconnaît-il. Cela dit, dans la victoire comme dans la défaite, je ne change jamais ma façon de jouer. »
Humble, Moore attribue à la simple chance sa longévité. « J'ai su éviter les blessures jusqu'ici. »
Ses coéquipiers ne sont pas entièrement d'accord avec lui.
« Dominic, c'est un gars qui se garde en forme. Il mise aussi sur un excellent sens du jeu. Les gens ont tendance à l'oublier, mais c'est son sens du positionnement qui lui permet de continuer à jouer dans la ligue », estime Patrice Bergeron.
Pas de nouvelles
Un peu comme les Sénateurs, les Bruins ont choisi de ne pas s'entraîner, jeudi.
L'entraîneur-chef Bruce Cassidy a quand même imité ses vétérans en recontrant la presse.
Il n'avait pas de nouvelles à donner quant aux nombreux blessés. 
« Difficile d'en avoir le coeur net alors que notre équipe profite d'une journée de congé. Tous les blessés vont rendre visite à nos thérapeutes. On verra bien qui pourra jouer samedi », a-t-il indiqué.
L'ancien attaquant des Olympiques de Gatineau David Krejci a été rayé de la formation à la toute dernière seconde, mercredi. Tout porte à croire qu'il n'aura pas à moisir trop longtemps à l'infirmerie.
Le défenseur Colin Miller, qui a quitté le match à la suite d'une collision avec Mark Borowiecki, représente un cas douteux.
« S'il n'est pas prêt à jouer, nous nous tournerons simplement vers Joe Morrow, un bon soldat qui a été avec nous toute l'année. Chacun son tour », lance Cassidy.