Kathleen Wynne a annoncé cette semaine que l'Ontario rejoindra l'an prochain le Québec et la Californie dans un marché nord-américain du carbone.

Le ballon d'essai climatique

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Le gouvernement libéral de Kathleen Wynne vient de donner un coup d'accélérateur à sa lutte au changement climatique avec l'adoption, cette semaine, d'une loi qui confirme l'adhésion de l'Ontario à un marché nord-américain du carbone.
La province rejoindra l'an prochain le Québec et la Californie dans un système de plafonnement et d'échanges des droits d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Elle espère tirer de ce marché des recettes de 1,9 milliard $ par année.
Taxer les gros pollueurs pour les encourager à réduire leur empreinte environnementale, ce n'est toutefois que la première étape d'un plan d'action beaucoup plus vaste pour ramener d'ici 2050 les émissions de GES de la province à 20% de ce qu'elles étaient en 1990.
Mais ce plan d'action, il se fait toujours attendre.
La fuite d'un document ministériel dans le Globe & Mail, cette semaine, donne néanmoins une bonne idée de l'ampleur du chantier.
Le document révèle que le clan Wynne serait prêt à investir 7 milliards $ d'ici quatre ans dans tout un éventail d'incitatifs et de subventions pour encourager les contribuables à faire des choix de consommation qui atténuent le changement climatique.
Jusque-là, pas de surprise.
Or, le document révèle aussi que les libéraux à Queen's Park jonglent avec l'idée d'éliminer graduellement le gaz naturel comme source d'énergie pour le chauffage. Voilà une idée qui semble sortie tout droit d'un film de science-fiction. Le gaz naturel est utilisé pour chauffer 76% des édifices ontariens. Pense-t-on vraiment pouvoir s'en passer complètement d'ici 30 ans?
L'auteur est producteur et premier rédacteur d'#ONfr. Retrouvez son équipe sur le web au tfo.org/onfr et sur les ondes de TFO les jeudis à 20h50.