Le Monde nous appartient.

L'avenir ne leur appartient pas

Ils sont jeunes et veulent «une grande vie». Ils y rêvent, du moins. Au point de croire que tout leur est permis.
Julien (Ymanol Perset) aspire à une carrière dans le soccer, envers et contre l'avis de son père, un pompier avec des problèmes de jeu (Olivier Gourmet). En fait, Julien évolue plus sur le... banc que sur le terrain. Jusqu'à la blessure de son meilleur ami et que son ascension semble vouloir s'entamer.
Pouga (Vincent Rottiers), lui, pique des autos, magouille avec l'ancien partenaire de son père. La seule rigueur que ce jeune délinquant sous observation judiciaire semble avoir, c'est celle de s'entraîner pour se battre. Jusqu'à ce que la responsable de son dossier le rejette et qu'il entame une dangereuse descente.
Le Belge Stephan Streker les suit en parallèle, juxtaposant certaines scènes de leur quotidien, pétri de silence et d'absence. Jusqu'à ce que leurs ressemblances les rassemblent, sous un pont en une nuit où leurs destins se télescoperont.
Malgré une prémisse, une recherche visuelle et un montage intéressants, Le monde nous appartient pèche par excès de froideur. Dans les couleurs, les dialogues plutôt monotones. Le résultat s'avère trop étudié, léché, pour qu'il soit possible de s'attacher à ces deux jeunes hommes en quête de sens à donner à leur existence.
Au générique
Cote : **
Titre : Le monde nous appartient
Réalisateur : Stephan Streker
Acteurs : Vincent Rottiers, Ymanol Perset, Olivier Gourmet