Le dépotoir de déchets nucléaires de Chalk River.

L'abandon du projet de Chalk River est réclamé

Des personnalités canadiennes demandent au premier ministre Justin Trudeau de mettre fin à des projets visant à abandonner des déchets radioactifs de longue durée à proximité de la rivière des Outaouais et la rivière Winnipeg.
Représentants des Premières Nations, des groupes environnementaux et politiques, d'associations féministes ainsi que des scientifiques et des médecins, on retrouve parmi la trentaine de signataires, les noms de Gordon Edwards, président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, la cheffe du Bloc Québécois, Martine Ouellet, le journaliste scientifique Gilles Provost, le Grand chef Patrick Madahbee de la nation Anishinabek et du Grand Chef Joe Norton du caucus Iroquois.
Tous dénoncent le fait que le Canada n'a jamais adopté de politique pour régir l'ensemble des déchets radioactifs qui ne sont pas du combustible nucléaire. L'absence de cette politique a donné le feu vert à trois projets d'abandon de déchets radioactifs à proximité de plans d'eau importants. 
Un de ces projets, à Chalk River, créerait un gigantesque monticule d'une hauteur de plusieurs étages à la surface du sol, à un kilomètre de la rivière des Outaouais, pour un million de mètres cubes d'un mélange de déchets radioactifs. 
Les deux autres projets abandonneraient sur place les restes radioactifs de deux réacteurs qui ont terminé leur vie utile, soit le réacteur NPD à Rolphton sur la rivière des Outaouais et le réacteur WR-1 à Pinawa sur la rivière Winnipeg.