La Gatinoise Véronique Gilbert, que l'on voit ici accompagnée de l'animateur Charles Lafortune, a quitté l'émission La Voix après les directs de dimanche soir.

La Voix: «ç'a passé drôlement vite»

Son passage à La Voix aura permis à la Gatinoise Véronique Gilbert de confirmer plusieurs choses: qu'elle s'était tenue loin de la musique trop longtemps et qu'elle apprécie en faire entourée et pas nécessairement toute seule.
«Toute cette aventure m'a convaincue de ma passion pour la musique, dans les moindres facettes du processus de création. Ça m'a aussi confirmé que je suis une fille de gang, que c'est en groupe que j'ai le goût de pratiquer ce métier-là», affirme la chanteuse, au lendemain de son élimination du concours.
Nul regret, ni amertume dans sa voix au bout du fil. «Vraiment pas! clame-t-elle. Il n'en tient maintenant qu'à moi de travailler pour que toute cette visibilité me mène plus loin!»
Que ce soit par le biais de The V Project, qu'elle développait déjà en parallèle avec sa soeur Fabienne, à la basse, et Gabriel Éthier, au piano. Ou encore lorsqu'elle aura l'occasion d'accompagner le guitariste Patrice Servant, alias Servantès, cet été, pour quelques spectacles de blues et de flamenco, ce qui pourrait justement la ramener en Outaouais.
«J'ai été une éponge à travers tout ça: j'ai absorbé tout ce que j'avais à apprendre, fait valoir la trentenaire. Sur moi et sur la manière dont j'ai envie de créer. Avant de travailler avec Isabelle (Boulay, sa coach), je n'avais jamais réellement prêté attention aux paroles des chansons. J'ai toujours composé d'abord et écrit ensuite, sur la musique. Grâce à elle, j'ai appris à comprendre un texte, son sens, sa portée. Ça, je sais que ça va me suivre.»
Quant au direct de dimanche soir, au cours duquel elle a offert une relecture jazzée de Reste de Daniel Bélanger, Véronique Gilbert n'en conserve que de beaux souvenirs.
«Étrangement, ç'a été une expérience presque troublante, mais dans le bon sens. C'est-à-dire que je me suis vraiment laissé aller à vivre le moment présent pour ce qu'il était. J'étais bien, en confiance et, honnêtement, ç'a passé drôlement vite!»
En fait, raconte-t-elle, elle était encore sous le charme de Daniel Bélanger, qu'elle avait vu en spectacle deux jours plus tôt.
«J'avais acheté mes billets pour aller le voir bien avant de décider de reprendre l'une de ses pièces pour mon direct. Je l'ai tellement trouvé inspirant qu'une fois que je me suis retrouvée moi devant le micro, dimanche soir, c'est comme si tout coulait de source... Comme quoi, le plus important, c'est de faire confiance à son instinct. Ça aussi, c'est quelque chose que j'ai pu confirmer avec La Voix