«Les régions se sentent abandonnées par le gouvernement libéral», estime le député caquiste de Johnson, André Lamontagne.

La tournée de la CAQ s'arrête en Outaouais

Après son «projet Saint-Laurent» et son rapport sur les familles, la Coalition Avenir Québec (CAQ) veut maintenant se rapprocher davantage des régions.
Son chef François Legault a donné comme mission au député André Lamontagne, responsable des dossiers économiques et de l'innovation, d'élaborer une plateforme qui tiendra davantage compte de la réalité régionale.
De passage en Outaouais, jeudi et vendredi, dans le cadre de sa tournée du chantier Cap sur les régions entreprise l'année dernière, le député Lamontagne a rencontré le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, et divers intervenants pour échanger sur les principaux enjeux socio-économiques de l'Outaouais.
Il était accompagné du député Mario Laframboise, député de Blainville et responsable de la région de l'Outaouais au sein de la formation.
En entrevue au Droit, le député Lamontagne a expliqué avoir beaucoup appris de ces échanges quant à la réalité outaouaise qui fait face, à plusieurs égards, à des défis qui ressemblent à plusieurs autres régions du Québec, comme la diversification de son économie.
Il s'est dit particulièrement préoccupé par la situation du secteur forestier, qui rencontre des problèmes d'approvisionnement, et des impacts sur les entreprises et les emplois.
Il a aussi reconnu que la place importante qu'occupe le modèle coopératif dans la région. «L'expérience de l'entrepreneuriat coopératif que l'on y retrouve pourrait être très utile. Des projets coopératifs de l'Outaouais, comme celui de la Laiterie de l'Outaouais, devraient servir de modèle à d'autres régions dans l'avenir», a mentionné le député Lamontagne.
La réalité des études postsecondaires l'a toutefois choqué. «Oui, il manque des programmes d'études importants, ce qui pousse à l'exode des jeunes et des compétences. Si, par exemple, ma fille décidait d'aller étudier de l'autre bord de la rivière dans certains programmes, elle pourrait ne plus avoir droit de revenir travailler au Québec. Il faut trouver des solutions», a-t-il martelé.
Le rapport Cap sur les régions doit être rendu public au printemps 2016. Il devrait servir de plate-forme à la CAQ en prévision de la campagne électorale prévue en 2018.