Bien qu'ils soient séparés depuis 15 ans et aient refait leur vie depuis, Frans (Olivier Gourmet) et Lisa (Marilyne Canton) sont demeurés en bons termes.

La Tendresse, chronique d'un amour au passé

Jack (Adrien Jolivet) se blesse lors d'une expédition de ski en montagne. Faute d'assurances pour assumer les frais d'hospitalisation à l'étranger, ses parents prennent la route pour le ramener à la maison.
Car bien qu'ils soient séparés depuis 15 ans et aient refait leur vie depuis (lui a une nouvelle conjointe; elle aime sa solitude), Frans (Olivier Gourmet) et Lisa (Marilyne Canto) sont demeurés en bons termes.
En fait, ils éprouvent encore de La Tendresse l'un pour l'autre. D'où le titre du long métrage de Marion Hänsel.
Ladite tendresse passe ici par des répliques qui pourraient sonner acerbes, voire assassines, mais qui s'avèrent, chez ces ex, dénuées d'amertume.
«Ça non plus, ça ne s'est pas arrangé», déclare-t-il quand elle s'allume une clope.
«Je m'en suis voulu à moi... de ne pas avoir lutté», lui répond-elle quand il lui demande si elle lui en a voulu de l'avoir quittée.
Toutefois, ce qui pourrait passer pour une certaine sérénité dans leurs gestes, les souvenirs partagés qu'ils évoquent, les aveux et confidences qu'ils se livrent (incluant quelques pics de jalousie), finit quand même par manquer de relief.
Bien qu'elle compte sur des prestations honnêtes de Marilyne Canto et Olivier Gourmet, Marion Hänsel ne réussit pas à éviter les écueils inhérents à une émotion pas facile à mettre en scène ni à rendre à l'écran. Ainsi, La Tendresse s'avère donc un road movie sans histoire.
La Tendresse. De Marion Hänsel. Avec Oliver Gourmet, Marilyne Canto et Adrien Jolivet.
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PROJECTIONS
Cinéma 9 (salle 3), aujourd'hui, 19h
Cinéma Aylmer (salle 4), le 19 mars, 21h