Une quarantaine de personnes se sont réunies à l'U d'O, hier, afin de participer à un café citoyen axé sur les enjeux de la francophonie.

La «majorité silencieuse» prend le micro

La « majorité silencieuse » a eu l'occasion hier soir de s'exprimer une première fois dans le cadre des États généraux de la francophonie d'Ottawa.
Une quarantaine de personnes se sont réunies au pavillon Desmarais de l'Université d'Ottawa (U d'O) afin de participer à un café citoyen.
Le but de la thérapie de groupe ? Dépoussiérer les enjeux qui touchent les francophones de la capitale et amorcer une réflexion sur les différentes pistes d'action et les mécanismes à mettre en oeuvre pour qu'ils puissent décider de leur avenir comme collectivité.
De nombreux citoyens ont affirmé que les grandes luttes institutionnelles sont derrières eux. L'accès à l'éducation et à la santé en français, notamment, est maintenant garanti par des lois.
La lutte pour la reconnaissance doit maintenant se faire directement auprès et avec leurs concitoyens anglophones et francophiles, soutient un participant, Hughes Beaudouin-Dumouchel.
« On ne vit pas les mêmes batailles que nos parents, dit-il. Notre réalité est différente. Il faut convaincre les anglophones et les francophiles de défendre les francophones. »
Les idées et les propositions qui résulteront des cafés rencontres viendront nourrir les travaux du Sommet 2012, événement qui marquera les assises officielles des États généraux. D'autres cafés citoyens seront annoncés au cours des prochaines semaines.
Plus de détails dans LeDroit du 27 janvier ou sur ledroitsurmonordi.ca