la lanterne magique: éclairante poésie ***

Pour évocatrice qu'elle soit, la poésie de Margaret Michèle Cook s'avère (peut-être surtout) des plus réfléchies.
Pour en saisir toutes les nuances, elle exige d'être ressentie, mais aussi intellectualisée.
Les références y sont nombreuses. Cette fois, elle cite Héloïse et Abélard, Rimbaud et Baudelaire, entre autres. Elle mentionne autant la Alice de Carroll qu'Orion le chasseur du ciel étoilé.
À l'instar de son précédent recueil (En contrepoint: les figures de l'île, 2012), elle alterne les points de vue. Ici encore, une femme et un homme se révèlent. Elle, dans l'être, la nature et «le possible [qui] surgit/comme vision miroitante». Lui, dans le faire, les gestes concrets d'un quotidien mené «à la levure du langage». 
Parce qu'«elle présage; il tient fort», ils se retrouveront, après s'être perdus, au coeur des mots. En poésie, la fameuse lanterne magique du titre.
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lanterna magica / la lanterne magique, de Margaret Michèle Cook
L'Interligne, 96 pages
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