Mona Fortier, directrice principale des communications à La Cité, Damien Robitaille, porte-parole, François Simard, directeur du développement et de la programmation Groupe Juste pour rire, Lyne Bourgeois, présidente de La Cité, Guy Matte, directeur général de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures et Josiane Aubuchon et JC Surette, humoristes.

La grande fête franco-canadienne

Le 20 mars, les francophones du monde entier célébreront en coeur leur journée, la Journée internationale de la Francophonie. Les Franco-Canadiens n'y feront pas exception, mais ils auront possiblement la gueule de bois puisque la fête entourant l'événement commençait vendredi au collège La Cité.
C'est à Ottawa que les 16e Rendez-vous de la Francophonie ont été lancés. Un événement créé afin de lier les francophones d'un bout à l'autre du pays, comme l'explique le directeur général de la Fondation canadienne du dialogue des cultures, Guy Matte.
«Ce qui est difficile, c'est de trouver un fil conducteur pour cette francophonie-là. Comment on fait pour que la francophonie, qu'elle soit située à Halifax, à La Tuque ou à Vancouver, pour qu'elle se sente comme si elle faisait partie d'une famille?»
Le porte-parole de l'événement, le chanteur franco-ontarien Damien Robitaille, n'a d'ailleurs pas hésité à user la métaphore du chemin de fer et qualifié M. Matte de «John A. MacDonald des temps modernes» pour sa réussite à unifier les francophones partout au pays.
Les Rendez-vous de la Francophonie ont renouvelé cette année leur partenariat avec Juste pour rire, qui a organisé un spectacle présenté à travers le pays. Le gala animé par l'humoriste Jeremy Demay s'est arrêté dans 13 villes et six provinces.
La veille de la Journée internationale de la Francophonie, ce sera le Grand Rendez-vous des francophonies canadiennes, un spectacle qui se déroulera en simultané, par vidéoconférence, dans neuf institutions postsecondaires francophones du pays, dont l'Université d'Ottawa.
Francophones et francophiles
Pour Damien Robitaille, il s'agit d'un événement qui cadre parfaitement avec la mission qu'il s'est donnée lorsqu'il a commencé à chanter en français.
Il dit être toujours fasciné qu'au Québec, plusieurs personnes ne sachent pas encore aujourd'hui qu'il existe des francophones dans les autres provinces.
«Depuis le début de ma carrière, j'ai toujours été associé à la cause de la francophonie canadienne. [...] J'ai toujours trouvé ça important de porter la bonne nouvelle. Pas nécessairement d'en parler dans mes chansons, mais au moins de le dire quand j'en ai l'occasion, que je suis Franco-Ontarien.»
Guy Matte, de son côté, rappelle que le Rendez-vous de la Francophonie va au-delà du rassemblement des francophones, il veut également que la majorité anglophone se joigne à la fête. Il estime qu'il faudrait davantage de francophiles au pays, que davantage d'anglophones comprennent l'apport de la culture francophone dans la culture canadienne.
«On veut le faire d'une façon festive. Quand tu fais le party, c'est toujours plus intéressant pour ceux qui n'ont pas le français comme langue d'usage de dire, on va participer aussi. C'est plus intéressant que lorsqu'on se bagarre pour avoir un hôpital ou des services du genre.»