Daniel Boyer a succédé à Michel Arsenault, coincé dans les allégations énumérées à la Commission Charbonneau, à la tête de la FTQ à la toute fin de 2013.

La FTQ veut tourner la page sur Charbonneau

Redorer l'image du syndicalisme et lutter âprement contre les politiques «anti-travailleurs» ; voilà les objectifs ambitieux que se donne la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) pour l'année 2014.
Manifestement désireux de tourner la page sur une année 2013 mouvementée qui aura vu le départ de son ex-président Michel Arsenault, coincé dans les allégations énumérées à la Commission Charbonneau, Daniel Boyer et Serge Cadieux, respectivement président et secrétaire général de la centrale syndicale, ont tenu dimanche à se tourner vers l'avenir, entre autres vers l'échéance électorale fédérale de 2015.
La FTQ affirme en effet vouloir se consacrer corps et âme à la défense des acquis syndicaux, qu'il s'agisse de la formule Rand, des régimes de retraite à prestations déterminées, ou encore des crédits d'impôts accordés aux fonds de travailleurs.
MM. Boyer et Cadieux annoncent ainsi une campagne de mobilisation contre Stephen Harper et ses troupes conservatrices, disant vouloir faire « tout ce qui est possible » pour assurer que le Parti conservateur n'obtienne pas de nouveau mandat.
Les chefs de la FTQ s'intéresseront à la politique provinciale ; s'ils disent avoir constaté des gestes plus «sociaux-démocrates» de la part du Parti québécois au cours de la dernière année, MM. Boyer et Cadieux prévoient faire pression sur les principaux partis d'opposition pour faire cesser «l'obstruction systématique» contre des mesures progressistes de la part du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec.
Il s'agit donc de prendre ses distances vis-à-vis des révélations de Jocelyn Dupuis et d'autres responsables devant la juge France Charbonneau, et de revenir à l'«essentiel» de la mission de la FTQ, soutiennent ses deux dirigeants.