La fauve, de Daphné

Du souffle et de l'inspiration, de la flamboyance à la pointe de la plume, on entend le vent, la pluie et toutes ces humeurs atmosphériques traverser les 14 chansons de La fauve.
Album impressionniste, magnétique, ce quatrième opus poursuit dans la lignée pop pastorale qui sied si bien à Daphné.
On l'imagine en Jean Harlow, effeuillant les mots et les notes d'une voix sensuelle dans Rocambolesque Morocco. En voyageuse intrépide. Ou bien, en charmante ensorceleuse, consumée par une ardente passion amoureuse (Mon amour feu). Toujours aussi aérien, mais bien moins insouciant que les précédents albums, La fauve exprime le sentiment d'urgence, celui d'un besoin de légèreté (Où est la fantaisie?), celui aussi de ne pas plier facilement (Ne pardonne pas trop vite).
Telle une frondeuse protégée par sa voix et sa poésie, Daphné rebondit toujours, chaque fois réincarnée en un brasier d'émotions. Un délice.