Ça me fait chaud au coeur, car c'est grâce à toutes ces personnes-là qu'on réussit à passer à travers cette tragédie», a confié la grand-mère de Valérie Leblanc, Huguette Leblanc.

La famille de Valérie Leblanc demande l'aide de la SQ

La grand-mère de Valérie Leblanc, Huguette Leblanc, lance une pétition en ligne pour demander le transfert du dossier du meurtre de la jeune femme à la Sûreté du Québec.
Valérie Leblanc a été assassinée le 23 août 2011, derrière le Cégep de l'Outaouais, dans le secteur Hull. Le tueur court toujours.
Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) mène l'enquête, mais la famille de la victime juge qu'elle ne progresse pas assez vite.
Sur le site petitions24.net, des proches de la victime écorchent les policiers de Gatineau. « Le manque de communication avec les familles qui se trouve elles aussi victimes de ce crime crapuleux a été vraiment nul. »
La famille rappelle que la scène de crime où a été trouvée la jeune femme - un boisé - est très grande et qu'il y a eu outrage « grave » au cadavre. À l'époque, des étudiants avaient manipulé le corps, croyant avoir affaire à un mannequin.
« La police de Gatineau n'a pas l'expérience et les moyens de faire l'enquête telle qu'elle aurait dû être faite », peut-on lire dans le préambule de la pétition adressée au ministre de la Justice du Québec, Bertrand St-Arnaud.
Le SPVG répond
« Je suis complètement confiant en mes enquêteurs, a répondu Marc Leduc, inspecteur de la division des enquêtes criminelles du SPVG. Ils sont assez matures pour comprendre la détresse de membres de la famille, mais on sent que nous avons les capacités de mener cette enquête. »
Le SPVG rappelle qu'il travaille déjà avec la SQ dans ce dossier. « Lorsque nous avons besoin de l'expertise de la SQ, nous la demandons. »
Huguette Leblanc s'est toujours plainte du manque de communication de la part du SPVG, répétant que les policiers au dossier ne la tiennent pas au courant des derniers développements de l'enquête. « Ce n'est pas toutes les semaines, mais on leur parle dès que possible », affirme l'inspecteur Leduc.
L'enquête est toujours considérée comme ouverte par la police de Gatineau. « On ne peut pas tout dire pour ne pas nuire à l'enquête », affirme M. Leduc.
Plus de 1000 éléments d'enquête ont été rapportés au SPVG depuis le meurtre.