Philippe Steele-Morin lors de son passage au palais de justice de Gatineau, vendredi.

La famille de Steele-Morin prise à partie malgré elle

Un cousin de Philippe Steele-Morin, ce Gatinois accusé du meurtre de Tricia Boisvert, estime que sa famille est la cible injustifiée d'accusations et de commentaires désobligeants de la part d'internautes.
Roger Paquette est un des nombreux cousins de l'accusé de 31 ans. Il s'est présenté vendredi au palais de justice de Gatineau, puisque M. Steele-Morin devait comparaître sous sept chefs d'accusation pour méfait, vol de voiture, violence conjugale, non-respect de conditions de remise en liberté et violation d'engagement.
Ces dossiers sont parallèles à celui de meurtre non prémédité. Les sept chefs d'accusation concernent des faits allégués qui se sont produits avant le meurtre, en Outaouais.
Sur la page Facebook Wanted: Philippe Steele-Morin, des internautes ont écrit que l'accusé devait être torturé et pendu, tout comme le reste de sa famille. «C'est un peu trop pour moi, a déclaré M. Paquette. On n'est pas obligés de parler de pendaison. Et on n'est pas obligés de se faire traiter de trou d'c... On nous met dans le même bateau que lui. On dit que nous sommes une famille de tueurs.»
M. Paquette comprend que les gestes allégués de son cousin sont graves, mais il espère que les gens sauront faire la part des choses. «Ces propos salissent notre famille.»
Roger Paquette était le seul représentant de la famille de l'accusé, vendredi, au palais de justice de Gatineau. La comparution de Steele-Morin fut brève.
L'accusé de 31 ans aurait tué Tricia Boisvert dans l'appartement montréalais de celle-ci. Il aurait ensuite transporté le cadavre dans un boisé de Quyon, dans le Pontiac. Son ex-beau-frère, James Boucher, est aussi accusé d'outrage au cadavre et de complicité après les faits. Il s'est rendu à la police de Gatineau, jeudi soir, et a comparu vendredi à Montréal.
M. Paquette a raconté que son cousin avait eu une enfance normale, qu'il avait été un enfant enjoué et amical. «Un enfant modèle.» Puis, les choses se seraient corsées à l'adolescence. «Ensuite, je l'ai perdu de vue.» Il dit cependant appuyer son cousin «à 100%».
«Si une telle chose arrivait à leur famille, dit-il en parlant des internautes, ils ne feraient pas ces commentaires...»