David Leclair

La famille conteste déjà un témoin

Au moins un témoin expert présenté par la Ville de Gatineau et le policier Pierre-François Blais sera contesté par le procureur de la famille de David Leclair, qui demande réparation financière pour le décès de ce dernier, en juin 2008.
Le procès de 25 jours sera entendu en Cour supérieure, au palais de justice de Gatineau. La famille Leclair réclame 430000$ à l'agent ainsi qu'à la Ville de Gatineau.
Cette affaire refait surface plus de cinq ans après les faits, alors que le policier Blais devra s'expliquer à nouveau sur ce qui l'a poussé à ouvrir le feu à trois reprises sur David Leclair.
L'avocat Ronald Bélec, qui représente les Leclair, contestera la légitimité d'au moins un témoin expert, Stéphane Mathurin, un dirigeant de l'École nationale de police, à Nicolet. Me Bélec entrevoit un conflit d'intérêts dans son témoignage, puisque le policier Blais a été formé à son école. Stéphane Mathurin est appelé à se prononcer en tant qu'«expert en usage judicieux de la force».
Les défendeurs rappelleront que «les limites physiologiques humaines (temps de réaction, temps d'annulation de demande motrice)» ont fait en sorte que la «commande motrice» ne pouvait être annulée à temps pour empêcher le troisième tir ayant atteint M. Leclair. Autrement dit, les choses se seraient déroulées à la vitesse de l'éclair. Les deux protagonistes se trouvaient à environ quatre pieds l'un de l'autre lorsque les coups de feu ont été tirés, dans le stationnement de la résidence familiale. David Leclair était connu des policiers de Gatineau.
D'autres témoins
Ce procès permettra de revisiter les rapports de la coroner en chef Louise Nolet et du pathologiste judiciaire André Bourgault.
Plusieurs policiers de Gatineau se succéderont, tout comme ceux de la Sûreté du Québec, qui ont mené l'enquête indépendante.
D'autres viendront établir «une preuve de caractère» du policier Blais lorsqu'il était employé par la Sûreté du Québec et de la Défense nationale.