La demande

Ce Français écrit au Droit - et aux autres médias, je présume - chaque année, toujours vers la fin janvier, à quelques semaines de la Saint-Valentin.
Il se nomme Nicolas Garreau et il s'est donné comme métier et comme mission de faire pleurer les femmes. C'est ce qu'il écrit dans son communiqué de presse; son seul et unique objectif est de voir des femmes fondre en larmes.
Mais des larmes de joie, entendons-nous. Le gars a fondé une agence spécialisée en demandes en mariage. Et paraît-il qu'il y a tellement de Français qui ne savent pas comment s'y prendre pour faire la «grande demande» à leur blonde que ce Nicolas Garreau ne peut pas répondre à la... demande.
Et le cousin ne lésine pas sur les moyens à prendre pour que Juliette dise «oui» à son Roméo. Carrosse de Cendrillon, envoi d'une colombe messagère, pluie de 1000 roses rouges, message d'amour lumineux au pied de la Tour Eiffel, déploiement d'une patrouille aérienne qui dessine dans le ciel un immense coeur en fumigène... Rien ne l'arrête. Tout dépendra combien vous êtes prêts à débourser pour faire pleurer de joie votre «future».
Si vous êtes mariés, messieurs, vous savez comme moi que ce n'est pas facile de faire la grande demande. Il en faut du courage pour mettre sa dignité en jeu. S'il fallait qu'elle dise «non»...
Ma blonde a pleuré quand je lui ai fait LA demande. C'était sur la galerie d'une maison qu'on avait louée dans le sud de la Louisiane, à une heure de route de la Nouvelle-Orléans. Un petit village paisible, une douce soirée du mois d'août, une balançoire à deux places, le soleil qui se couchait sur le bayou, le sifflement du train au loin... plutôt romantique comme endroit. Et elle a dit oui. Ouf!
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Pourquoi je vous parle de tout ça ce matin? Parce que je récidive cette année. Je vous explique.
Il y a quatre ans, j'ai invité les lecteurs et lectrices à m'écrire une demande en mariage. Mais pas à moi! La polygamie est interdite au Canada...
J'ai invité les gens à me soumettre une demande en mariage à leur copain ou copine. Et des cinq demandes reçues, une seule a été choisie au hasard et j'ai laissé mon espace dans cette page pour publier cette demande en mariage le 14 février, jour de la Saint-Valentin.
La première année, en 2010, la Gatinoise Mélanie Lamoureux a demandé la main à son chum, François Guertin. À la grande surprise de ce dernier, il va sans dire.
Comme tous les matins, le gars s'est servi un café, il s'est assis à la table de la cuisine pour lire «son» Droit et, en tournant à la page8, il a lu la demande en mariage écrite par... sa blonde! Pouvez-vous imaginer sa surprise? François a dit oui, soit dit en passant. Mélanie m'a raconté plus tard qu'il a même versé une larme. (Eh bien! Je suis aussi bon que le Français. Et moi, je fais pleurer les hommes! Ha!).
L'année suivante, ce fut au tour de Nathalie Dorion de demander, en page8, la main d'Emmanuel Ravanel. Celui-ci à dit oui et les deux tourtereaux se sont mariés quelques mois plus tard en France, le pays natal d'Emmanuel. Ils m'ont même envoyé des photos de leur mariage!
Donc avis aux amoureux: après une pause de trois ans, je recommence cette année. Je laisse l'espace de cette chronique du 14 février prochain à quiconque veut l'utiliser pour demander la main à la personne de sa vie.
Ce concours est ouvert à tous les lecteurs et lectrices des deux côtés de la rivière. Monsieur peut demander madame en mariage, madame peut demander monsieur. Et sachez que je n'ai absolument rien contre les mariages gais et que monsieur peut demander monsieur en mariage, et que madame peut demander madame.
Alors voilà. Vous me faite parvenir votre demande par courriel, par télécopieur ou par la poste (300 ou 400 mots, ou plus si nécessaire) et, si j'en reçois plus qu'une, j'en choisirai une seule au hasard parmi celles reçues et je la publierai (avec les fautes corrigées, s'il y en a) à la page8 de notre édition publiée le jour de la Saint-Valentin.
Bien sûr, l'auteur(e) de la demande choisie sera avisé avant sa publication. À souligner que vous devez me faire parvenir votre demande au plus tard le mardi, 11 février.
Et que gagnez-vous si votre demande en mariage est publiée à la Saint-Valentin?
D'abord, votre conjoint(e) aura la surprise de sa vie en lisant LeDroit ce matin-là! (Alors assurez-vous que ce soit une surprise...). Vous recevrez une copie laminée de votre demande en mariage telle que publiée dans LeDroit. De plus, votre quotidien favori (c'est LeDroit, ça) ajoutera à ce prix un... je ne peux pas vous le dire tout de suite. Je vous l'annonce dans quelques jours. Mais je vous assure que ce sera un prix très romantique. Promis.
Donc à vos plumes et claviers, les amoureux, c'est le temps de faire LA demande. Le 14 février prochain, mon espace dans cette page sera le vôtre pour poser un geste qui, je vous le garantis, fera pleurer de joie l'être cher.
Voici mes coordonnées: dgratton@ledroit.com ou par télécopieur au 613-562-7539.