La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot.

La CSQ s'en prend aux politiques du gouvernement Harper

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) reproche au gouvernement Harper de tenter de saboter le mouvement syndical, mais sa présidente reconnaît que les témoignages entendus à la Commission Charbonneau n'ont pas aidé la cause.
Comme l'avait fait la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) la veille, la CSQ a amorcé l'année 2014 en sonnant la charge contre les politiques du gouvernement fédéral, qu'elle juge antisyndicales et qui réduisent considérablement, selon elle, le pouvoir d'agir des syndiqués.
Après avoir servi une volée de bois vert aux troupes de Stephen Harper en conférence de presse, lundi, Louise Chabot a admis que les révélations faites devant la juge France Charbonneau par des dirigeants de la FTQ ont écorché l'image du mouvement syndical.
Elle a fait valoir qu'il ne fallait pas «jeter le bébé avec l'eau du bain» et que certains ténors de la droite prennent souvent un malin plaisir à s'acharner sur les regroupements de travailleurs.
La leader syndicale a tenu des propos moins durs à l'égard du gouvernement Marois. Elle a notamment affirmé que le ministre des Finances, Nicolas Marceau, avait fait un pas dans la bonne direction en reportant l'atteinte du déficit zéro.
Il y a toutefois nécessité de réinvestir en santé et en éducation, a indiqué Mme Chabot.
L'année 2014, que la CSQ souhaite être celle du syndicalisme, sera notamment le théâtre de négociations de conditions de travail dans le secteur de la petite enfance, a-t-elle fait valoir.