Andrew Scheer a délégué à la manifestation annuelle anti-avortement, sur la colline parlementaire à Ottawa jeudi après-midi, des députés qui l'appuient afin qu'ils le présentent comme « un des trois candidats pro-vie ».

La course conservatrice s'invite à la manifestation anti-avortement

L'adversaire principal de Maxime Bernier dans la course au leadership du Parti conservateur tente de faire le plein de votes chez ceux qui militent contre l'avortement.
Andrew Scheer a délégué à la manifestation annuelle anti-avortement, sur la colline parlementaire à Ottawa jeudi après-midi, des députés qui l'appuient afin qu'ils le présentent comme « un des trois candidats pro-vie ».
M. Scheer a pourtant assuré, dès le début de cette course, que s'il était élu à la tête du Parti conservateur, puis éventuellement premier ministre du Canada, il n'ouvrirait pas à nouveau un débat sur le droit à l'avortement, ni ne proposerait de loi pour interdire la pratique.
Alors que les deux candidats qui font de cette question leur cheval de bataille principal - Pierre Lemieux et Brad Trost - se sont présentés devant les quelques milliers de manifestants pour se faire applaudir, M. Scheer n'y était pas. 
Les groupes qui militent contre le droit à l'avortement ont identifié MM. Lemieux et Trost comme des leaders souhaités pour le Parti conservateur. Mais M. Scheer, même s'il est le seul des trois à avoir de réelles chances de remporter cette course, ne fait pas l'unanimité chez ces groupes.
La foule, qui a l'habitude de ce genre de rendez-vous, était moins fournie que par les années passées. On y retrouvait les slogans habituels sur les banderoles : « Protégez les droits des enfants à naître » et, en cette année de 150e anniversaire du Canada, une variation sur le thème de l'hymne national : « Car ton bras sait porter la vie ».
Un petit groupe de contre-manifestants était maintenu à l'écart, grâce à des clôtures et des policiers. Dans les mains de cette centaine de manifestants, des cintres avec l'inscription « plus jamais » et des affiches « Ne touchez pas à nos droits ».