La joueuse de curling d'Aylmer Joëlle Sabourin (à gauche), est venue prêter main-forte à l'ancienne championne du monde Jennifer Jones, à la Coupe Canada le week-end dernier en Colombie Britannique.

La connexion aylmeroise des nouvelles championnes

Joëlle Sabourin a versé «une petite larme» devant sa télé. Elle venait de voir ses amies et anciennes coéquipières remporter la médaille d'or en curling féminin, hier midi, à Sotchi.
«Je suis tellement contente pour les filles. Elles sont super. Elles le méritent. Elles travaillent tellement fort sur la glace, mais également hors glace et avec un psychologue sportif», soulignait l'athlète d'Aylmer.
Cette dernière a déjà fait partie du quatuor du skip Jennifer Jones en 2011. Elle avait disputé plusieurs tournois, remplaçant la deuxième Jill Officer qui était enceinte.
Sabourin avait notamment aidé Jones à remporter la Coupe Canada cet hiver-là. Une victoire qui avait permis à l'équipe de s'assurer une place aux sélections olympiques de décembre dernier.
«Je viens justement de leur écrire un petit mot», disait la mère de famille au bout du fil. Flanquée d'un de ses fils, elle a suivi la finale au petit écran entre des épisodes de Passe-Partout.
«Ce sont des filles intenses. Dès la première partie, tu pouvais le voir. Elles ne sont pas là pour danser sur la glace. Elles sont là pour gagner.»
Joëlle Sabourin connaît bien les quatre joueuses, mais surtout la première Dawn McEwen, qui est originaire d'Ottawa. Les deux ont évolué ensemble au milieu des années 2000 au sein du quatuor de Jenn Hanna.
«Dawn est une fille introvertie. Son sourire à la fin quand l'équipe a gagné en valait 50000 autres, faisait remarquer Sabourin, qui ne manquait pas d'éloges à l'endroit de Jones, une avocate de carrière.
«Je me souviens de l'avoir vue travailler entre deux parties quand je jouais avec elle. Elle avait encore ses souliers, un sandwich à la main et un laptop devant elle. Elle avait même envoyé un courriel cinq minutes avant la prochaine partie.»